Danse: Carlson entre rêve et réalité

"Synchronicity", nouvelle création de la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, qui sera présentée du 4 au 6 avril au Centre chorégraphique national de Roubaix, interroge les moments-clés d'une vie dans un jeu visuel entre rêve et réalité.[AFP/Archives]

"Synchronicity", nouvelle création de la chorégraphe américaine Carolyn Carlson, qui sera présentée du 4 au 6 avril au Centre chorégraphique national de Roubaix, interroge les moments-clés d'une vie dans un jeu visuel entre rêve et réalité.

"Synchronicity est un mot inventé par le psychanalyste Carl Jung. Il n'est ici pas question de synchronisme, mais de rencontres, d'évènements marquants qui font sens dans la vie de chacun", a déclaré Carolyn Carlson lors de la conférence de presse de présentation du spectacle.

Au travers de 16 séquences et d'un livret musical éclectique, mariant Tom Waits à Henri Purcell en passant par Léonard Cohen, le spectacle interroge les thèmes de l'amour, du hasard, du deuil, du déracinement et des souvenirs.

"Il n'est pas question d'intellect ou de rationnel, on est dans la sensation, le ressenti. Ce sont des thèmes universels, des évènements auxquels chacun ou presque peut être confronté, mais que chacun vit et ressent différemment. L'idée est de laisser la porte ouverte pour chaque spectateur", explique Carolyn Carlson.

Pour la première fois, la chorégraphe introduit la vidéo dans son spectacle au travers d'un film, reproduisant au ralenti les mouvements des danseurs.

"La vidéo est ce qui permet d'accéder à l'espace intime, à cet entre-deux entre rêve et réalité, qui dépasse le purement rationnel", a expliqué Thierry Delcourt, psychiatre et écrivain qui travaille actuellement à un ouvrage sur Carolyn Carlson.

"Le film a été comme une trame, un scénario sur lequel j'ai pu m'appuyer pour apposer ma marque et entamer la réflexion avec les danseurs", indique la danseuse américaine.

Car, comme souvent dans ses spectacles, la chorégraphe fait largement appel à l'improvisation : "Il s'agissait que chacun apporte son vécu pour enrichir le spectacle".

Logiquement, elle a donc fait appel pour cette nouvelle création - sa 16e après sept années passées au centre chorégraphique national de Roubaix - à neuf danseurs expérimentés avec qui elle a déjà travaillé : "C'est un peu comme une famille. C'est un cadeau dans ma carrière de pouvoir former des danseurs".

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