Culture – Publié le 07 décembre à 10:45 – Mis à jour le 07 décembre 2017 à 10:56

Les pizzaïolos à l'Unesco

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L'art du pizzaïolo napolitain a fait son entrée jeudi 7 décembre 2017 au patrimoine immatériel de l'Humanité. C'est l'Unesco qui l'a annoncé lors d'un sommet en Corée du Sud. Cet artisanat traditionnel sera désormais préservé.

L'art du pizzaïolo napolitain faisant valser la pâte dans les airs a fait une entrée enviée jeudi au patrimoine immatériel de l'Humanité de l'Unesco aux côtés d'autres trésors culturels comme la décoration murale traditionnelle saoudienne exécutée par les femmes.

Cette pratique culinaire, qui se transmet de génération en génération dans le sud de l'Italie, a été reconnue par le comité ad hoc de l'Unesco. Celui-ci était réuni sur l'île sud-coréenne de Jeju pour examiner 34 demandes d'inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel de l'Humanité.

Cette inscription est symbolique mais confère une certaine visibilité et les efforts des thuriféraires de l'art de la pizza napolitaine ont payé.

Deux millions de personnes avaient signé une "pétition mondiale" pour en soutenir l'inscription, selon Sergio Miccù, président de l'association des pizzaioli napolitains.

Sans doute avaient-elles été encouragées par la générosité de l'intéressé. "Nous allons distribuer de la pizza gratuite dans les rues", avait dit Sergio Miccù auparavant à l'AFP.

Au-delà d'une habilité gestuelle spectaculaire, il s'agit d'un "savoir-faire culinaire" qui associe "chansons, sourires, technique, spectacle" et remonte au XVIe siècle, soulignait le dossier de candidature italien.

Quand les premières pizzas sont apparues à Naples, il s'agissait de pains plats conçus avant tout comme une manière rapide et bon marché de nourrir les foules, selon l'historien Antonio Mattozzi. La tradition s'est développée et les premières pizzerias sont apparues à la fin du XVIIIe siècle. Mais il a fallu encore près d'un siècle pour qu'elles essaiment hors de Naples.

"Victoire!", a réagi sur Twitter Maurizio Martina, le ministre italien de l'Agriculture. "Un nouveau pas pour la protection de l'héritage gastronomique et viticole de l'Italie".

AFP