Pas de décision de la zone euro sur les postes

Les ministres des Finances de la zone euro, réunis vendredi à Copenhague, n'ont pris aucune décision concernant une série de nominations à la tête de leurs institutions, malgré une certaine urgence pour un poste au directoire de la Banque centrale européenne (BCE) qui sera vacant fin mai.[Scanpix/AFP]

Les ministres des Finances de la zone euro, réunis vendredi à Copenhague, n'ont pris aucune décision concernant une série de nominations à la tête de leurs institutions, malgré une certaine urgence pour un poste au directoire de la Banque centrale européenne (BCE) qui sera vacant fin mai.

Le communiqué final de la réunion ne mentionne pas la question.

"Il n'y a rien eu aujourd'hui, mais il faut que la décision soit prise au plus tard vers la mi-avril pour la BCE", a indiqué une source diplomatique en marge de la réunion. Cela signifie qu'il y aura probablement un Eurogroupe, au moins par téléphone, d'ici là, selon cette source.

Le Luxembourgeois Yves Mersch, actuel gouverneur de la banque centrale de son pays, part favori mais sa nomination s'inscrit dans un jeu de chaises musicales compliqué et doit respecter un savant équilibre entre les différents pays de l'Union monétaire.

Parmi eux, celui de patron de l'Eurogroupe, occupé jusqu'à fin juin par un autre Luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, et qui semble promis au ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Le "paquet" de nominations comprend aussi le futur patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), le pare-feu permanent de la zone euro.

Comme pour l'Eurogroupe cependant, la décision peut attendre juin, le MES n'entrant en vigueur que le 1er juillet.

En revanche, selon la source diplomatique interrogée, le poste à la BCE "ne peut rester vacant car cela enverrait un mauvais signal pour les marchés. En outre, il ne doit pas sembler dépendre de la campagne présidentielle en France".

Le ministre français des Finances, François Baroin, a plaidé lui pour "un accord global", y compris en ce qui concerne la BCE. "On a besoin de temps", a-t-il souligné en marge de la réunion.

L'accord global défendu par Paris inclurait aussi le poste de président de la Banque européenne de reconstruction et de développement (Berd), une institution pourtant non liée à la zone euro. Paris souhaite que ce poste revienne au Français Philippe de Fontaine Vive.

Concernant l'Eurogroupe, "comme la décision ne se prendra qu'en juin, il n'y aura pas de décision sur cette question avant la présidentielle française", a souligné M. Baroin.

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