2011, une année excellente pour l'industrie aéronautique française

Premier exportateur français avec 77% du chiffre d'affaires réalisés à l'international, premier excédent commercial (17,7 milliards d'euros), embauches record, l'industrie aéronautique française affiche un bilan 2011 excellent et anticipe une nouvelle année de croissance pour 2012.[AFP/Archives]

Premier exportateur français avec 77% du chiffre d'affaires réalisés à l'international, premier excédent commercial (17,7 milliards d'euros), embauches record, l'industrie aéronautique française affiche un bilan 2011 excellent et anticipe une nouvelle année de croissance pour 2012.

"L'année 2011 a été exceptionnelle. La clé du succès est l'innovation, l'innovation et l'innovation", a résumé Jean-Paul Herteman, président du Groupement des industries françaises aéronautique et spatiale (GIFAS), lors d'une conférence de presse mercredi.

Il a relevé le très haut niveau d'investissements en recherche et développement, 15% du chiffre d'affaires qui s'est lui-même établi à 38,5 milliards d'euros (+3,3% à périmètre constant) fin 2011.

M. Herteman, par ailleurs patron du groupe Safran, s'est en outre félicité du nombre d'embauches: 13.000 en 2011 (+3,3% d'effectifs nets), un record absolu. Et les embauches devraient se poursuivre au même rythme cette année.

"2012 sera le prolongement et le renforcement de 2011. On aura encore une croissance, et une croissance forte", a-t-il dit, tout en reconnaissant que le carnet de commandes ne devrait pas grossir dans les mêmes proportions.

"Tout simplement parce que les arbres ne vont pas jusqu'au ciel", a-t-il commenté.

Les commandes 2011 sont estimées à 53,9 milliards d'euros, en progression de 17% sous l'effet notamment de l'Airbus A320 neo, version remotorisée de l'aéronef moyen-courrier vedette de l'avionneur européen. Le carnet représente 4 années de production.

Interrogé sur une possible bulle dans le secteur, M. Herteman a assuré qu'il n'y avait pas de spéculation financière sur les actifs.

"Qu'il y ait deux acteurs --des compagnies-- qui visent le même passager, c'est la loi des marchés dynamiques. C'est un facteur de dynamisme. Je ne vois pas de mécanisme spéculatif", a-t-il déclaré.

Il s'est toutefois dit plus inquiet concernant la difficulté persistante d'embaucher dans le secteur, dans les petites et moyennes entreprises en particulier.

Le secteur aéronautique français compte 162.000 emplois directs et presque autant d'emplois indirects.

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