La BCE va racheter de la dette de la zone euro

Les marchés financiers ont salué jeudi la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de lancer un nouveau programme de rachat d'obligations sur le marché de la dette, une mesure destinée à soulager les pays les plus fragiles comme l'Italie et l'Espagne. [GETTY IMAGES NORTH AMERICA] Les marchés financiers ont salué jeudi la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de lancer un nouveau programme de rachat d'obligations sur le marché de la dette, une mesure destinée à soulager les pays les plus fragiles comme l'Italie et l'Espagne. [GETTY IMAGES NORTH AMERICA]

Les marchés financiers ont salué jeudi la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de lancer un nouveau programme de rachat d'obligations sur le marché de la dette, une mesure destinée à soulager les pays les plus fragiles comme l'Italie et l'Espagne.

Les places boursières en Europe avaient d'abord réagi faiblement aux premières annonces de la BCE avant d'accélérer leur cadence lorsque les investisseurs ont commencé à prendre la mesure de l'ampleur des décisions.

Vers 13H40 GMT, Paris gagnait 2,21%, Francfort 2,08%, Londres 1,24%, Madrid 3,10% et Milan 2,99%. A la clotûre de la journée, le CAC40 enregistrait finalement une hausse de 3%.

Répondant aux attentes des marchés, la BCE a annoncé son intention de racheter sur le marché secondaire, là où s'échange la dette déjà émise par les Etats, des obligations souveraines de maturité allant de 1 à 3 ans et de ne pas fixer de "limite quantitative" à ces achats.

Ces achats se feront à la condition stricte que les pays qui souhaiteront en bénéficier aient formulé une demande d'aide au Fonds européen de stabilité financière (FESF), a expliqué son président Mario Draghi à Francfort, à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE.

"Ces annonces étaient largement anticipées et avaient largement circulé dans la presse ces derniers jours", a commenté Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse, pour expliquer la réaction d'abord poussive des marchés.

"Il n'y a toutefois pas de déception, ce qui n'est déjà pas si mal. Le pare-feu de la zone euro se met progressivement en place", ajoute-t-il.

Dès l'annonce du maintien du principal taux directeur de la BCE à 0,75%, l'euro est monté à son niveau le plus élevé depuis deux mois, à 1,2652 dollar, avant de retomber. Vers 13H30 GMT, l'euro valait 1,2593 dollar contre 1,2600 dollar mercredi soir.

"Globalement, les annonces du jour ne constituent pas une grande surprise", a souligné Patrick Jacq, stratégiste chez BNP Paribas.

Sur le marché de la dette, les taux d'emprunt à long terme de l'Espagne et de l'Italie se détendaient fortement après la réunion de la BCE. Le taux de référence à 10 ans de l'Espagne reculait à 6,065% et celui de l'Italie à 5,315%.

Profitant des espoirs placés dans la BCE, Madrid a passé avec succès un nouveau test jeudi matin, empruntant 3,5 milliards d'euros, le maximum visé, à des taux d'intérêt en forte baisse.

Paris a, de son côté, levé près de trois milliards d'euros à 10 ans au taux le plus bas de son histoire, à savoir 2,21%, contre 2,53% lors de la dernière opération similaire.

Les marchés ont suivi également avec grand intérêt la rencontre jeudi à Madrid entre la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui tarde toujours à demander une aide globale de ses partenaires, après avoir déjà obtenu une enveloppe allant jusqu'à 100 milliards d'euros pour recapitaliser ses banques.

"L'Espagne et l'Allemagne feront tout ce qui est nécessaire pour résoudre de manière définitive la crise de l'euro", a affirmé Mariano Rajoy, tandis que Angela Merkel a assuré qu'il fallait "rétablir la confiance dans l'euro".

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