Rajoy et Merkel unis face à la crise mais évitent la question du sauvetage

Les dirigeants espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel ont assuré jeudi à Madrid qu'ils feraient "tout ce qui est nécessaire pour résoudre la crise de l'euro", refusant d'évoquer précisément l'option d'un sauvetage financier pour l'Espagne. [AFP] Les dirigeants espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel ont assuré jeudi à Madrid qu'ils feraient "tout ce qui est nécessaire pour résoudre la crise de l'euro", refusant d'évoquer précisément l'option d'un sauvetage financier pour l'Espagne. [AFP]

Les dirigeants espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel ont assuré jeudi à Madrid qu'ils feraient "tout ce qui est nécessaire pour résoudre la crise de l'euro", refusant d'évoquer précisément l'option d'un sauvetage financier pour l'Espagne.

"Nous voulons dissiper tout doute sur la continuité du projet de l'euro", a estimé le chef du gouvernement espagnol, tandis que Mme Merkel a pour sa part assuré qu'il fallait "rétablir la confiance dans l'euro".

Leur conférence de presse commune a eu lieu alors qu'à Francfort, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi venait d'annoncer un nouveau programme d'achat de dette publique, une mesure qui devrait bénéficier en premier lieu à l'Espagne mais nécessite d'abord une demande officielle de sa part.

Mais les deux dirigeants sont restés très prudents sur le sujet.

"Quand j'aurai du nouveau, je vous le dirai", s'est contenté de répondre Mariano Rajoy à la question d'un journaliste.

D'ailleurs, "je n'ai même pas encore eu le temps de lire ce qu'a déclaré M. Draghi", président de la BCE", a-t-il affirmé.

Angela Merkel a elle aussi éludé la question: "la conférence de M. Draghi a lieu en ce moment", a-t-elle dit, alors que l'annonce du nouveau programme d'achat de la BCE avait déjà été rendu public.

"La BCE agit dans le cadre de son indépendance et de son statut". "C'est elle qui est responsable de la stabilité, de la valeur de la monnaie et qui prend les décisions opportunes" pour la zone euro, et "ma tâche, notre tâche, c'est de faire les devoirs politiques", a-t-elle déclaré.

Madrid est le candidat le plus pressenti à un plan d'aide global, après avoir déjà obtenu en juin une promesse d'aide de la zone euro de 100 milliards d'euros pour ses banques.

Mais le pays espère éviter de se voir imposer de nouvelles conditions après avoir déjà annoncé un plan drastique visant à économiser 102 milliards d'euros, entre économies et coupes budgétaires, d'ici 2014.

"Nous avons discuté de ce qui est mis en oeuvre en ce moment en Espagne mais nous n'avons pas évoqué du tout de possibles conditions" économiques, a affirmé Mme Merkel, louant les efforts du pays pour réduire son déficit.

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