Le retour en Bourse de JAL rapporte 6,6 milliards d'euros

La compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) a annoncé lundi que son retour en Bourse allait permettre de lever l'équivalent de 6,6 milliards d'euros, le maximum espéré, ce qui va représenter la deuxième plus grosse introduction de l'année après celle de Facebook. [AFP] La compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) a annoncé lundi que son retour en Bourse allait permettre de lever l'équivalent de 6,6 milliards d'euros, le maximum espéré, ce qui va représenter la deuxième plus grosse introduction de l'année après celle de Facebook. [AFP]

La compagnie aérienne Japan Airlines (JAL) a annoncé lundi que son retour en Bourse allait permettre de lever l'équivalent de 6,6 milliards d'euros, le maximum espéré, ce qui va représenter la deuxième plus grosse introduction de l'année après celle de Facebook.

JAL a précisé que les 175 millions d'actions mises sur le marché seraient vendues au tarif unitaire de 3.790 yens, qui constituait le haut de la fourchette de prix proposé par la compagnie. Les fonds levés vont donc atteindre 663,25 milliards de yens (6,6 milliards d'euros), moins de trois ans après la radiation de JAL de la Bourse, pour cause de dépôt de bilan.

Il s'agit de la deuxième plus importante mise sur le marché cette année dans le monde, après celle du réseau social sur internet américain Facebook qui a permis de lever 16,4 milliards de dollars mi-mai (13,1 milliards d'euros au taux de change actuel).

JAL détrône de la deuxième place le géant malaisien de l'huile de palme FGV, qui avait levé 2,6 milliards d'euros à la Bourse de Kuala Lumpur fin juin.

Les engagements des acheteurs obtenus par la compagnie vont être réglés de mardi à vendredi, puis les actions seront concrètement remises aux acquéreurs le 19 septembre, jour à partir duquel le titre voguera de nouveau sur le premier marché de la Bourse de Tokyo.

Les fonds récoltés n'iront toutefois pas dans les coffres de JAL car les actions émises appartiennent à l'Etic, un organisme semi-public de redressement des entreprises qui a accompagné la restructuration de la compagnie. L'argent levé sera intégralement versé à cette structure.

Ce faisant, l'Etic va récupérer quasiment le double de ce qu'il avait investi dans la compagnie en faillite il y a deux ans, 350 milliards de yens (3,5 milliards d'euros), pour l'aider à continuer de fonctionner.

Croulant sous les pertes et les dettes, la principale compagnie asiatique (à l'époque) avait déposé le bilan en janvier 2010, laissant une ardoise de plus de 2.000 milliards de yens (20 milliards d'euros), la pire faillite jamais recensée au Japon hors secteur financier.

Sortie de son redressement judiciaire en mars 2011, elle est redevenue rentable. JAL a supprimé les liaisons déficitaires, cédé des activités, fermé des représentations à l'étranger, abandonné les avions très gros porteurs voraces en carburant et développé les partenariats.

La compagnie a réduit d'un tiers son personnel, se séparant de quelque 16.000 salariés, via des départs en retraite anticipés, des démissions volontaires moyennant compensation, des reventes de filiales dans l'hôtellerie et les services logistiques et 170 licenciements.

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