La Bourse de Paris en légère baisse avant la décision de la Fed

La Bourse de Paris. La Bourse de Paris. [ARCHIVES AFP]

La Bourse de Paris était en légère baisse jeudi dans les premiers échanges, jouant la prudence dans l'attente de précisions sur les intentions de la Réserve fédérale américaine en matière de politique monétaire.

A 09H24 (07H24 GMT), le CAC 40 cédait 0,23% à 3.535,47 points.

Tous les regards se tournent vers la réunion de la Réserve fédérale américaine qui "intervient alors que les élections néerlandaises (en faveur des partis pro-européens, ndlr) et le vote de la Cour constitutionnelle allemande sont venus lever des incertitudes majeures en zone euro", notent les stratégistes du Crédit Mutuel-CIC.

Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) doit publier vers 12h30 à Washington (16h30 GMT) un communiqué rendant compte de ses décisions, puis à 14h00 (18h00 GMT) ses nouvelles prévisions économiques pour le pays, juste avant une conférence de presse de son président, Ben Bernanke.

Dans l'ensemble, les analystes prévoient que la Fed annoncera de nouvelles mesures de soutien à l'économie américaine, afin d'aider l'activité du pays à sortir de la phase de ralentissement qu'elle traverse depuis plusieurs mois.

"Il est aussi possible que l'institut monétaire s'abstienne d'agir dans l'immédiat mais donne des indices très clairs sur le fait qu'il agira en décembre ou en janvier" après les élections américaines, commente Chris Weston, analyste chez IG Markets.

La Fed maintient son taux directeur à quasi zéro depuis plus de trois ans et demi et s'est engagée à le maintenir à un niveau "exceptionnellement bas" jusqu'à la fin 2014 au moins si la situation l'impose.

Hormis la décision de la banque centrale, peu de rendez-vous économiques sont au menu de cette séance. Les investisseurs attendent, outre-Atlantique, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage et en Italie une émission obligataire à moyen et long terme, la première sur de telles échéances après le feu vert des juges allemands au MES.

EADS était au centre de toutes les attentions. Le titre chutait de 6,55% (à 26,20 euros) après avoir plongé de plus de 10% à l'ouverture, au lendemain de l'annonce d'un projet de fusion entre le groupe européen d'aéronautique et de défense et son concurrent britannique BAE Systems. Citigroup a abaissé sa recommandation sur le titre, mettant en avant les risques liés à cette opération.

PSA Peugeot Citroën cédait 0,97% à 6,80 euros. Le plan de suppression de 8.000 postes chez le constructeur automobile est toujours "inacceptable en l'état", selon le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui a demandé le "rétrécissement de (son) ampleur".

Sanofi prenait 0,61% à 67,69 euros. La Food and Drug Administration (FDA), l'autorité sanitaire des Etats-Unis, a donné son feu vert à la mise sur le marché d'Aubagio, médicament développé par sa filiale Genzyme, dans le traitement de la sclérose en plaques récurrente.

L'exploitant de casinos Groupe Partouche dégringolait de 7,84% à 0,94 euro après avoir accusé une baisse de 7,7% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, et revu à la baisse ses perspectives 2012.

 

 

 

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