EADS/BAE : Paris et Berlin attendent un projet "mis au clair"

Un Airbus militaire A400M, à Berlin le 12 septembre 2012 [Wolfgang Kumm / AFP] Un Airbus militaire A400M, à Berlin le 12 septembre 2012 [Wolfgang Kumm / AFP]

Paris et Berlin attendent un projet "mis au clair" de rapprochement entre les constructeurs aéronautiques européens EADS et BAE Systems avant de "le juger" et de "prendre des décisions", a indiqué vendredi l'Elysée.

"On laisse les industriels trouver des solutions s'ils sont d'accord sur un rapprochement, et c'est une fois que l'on aura le projet tel qu'il aura été mis au clair par les entités que nous aurons à le juger, à prendre des décisions, l'Allemagne comme la France", a-t-on déclaré de même source.

"Avec Mme Merkel (la chancelière allemande, ndlr), on attend l'évaluation de toutes les conséquences de ce rapprochement, aussi bien pour le civil que pour le militaire", a poursuivi la présidence française.

Après des fuites dans la presse, le géant germano-franco-espagnol EADS et son concurrent britannique BAE Systems avaient révélé mercredi être en discussions en vue d'une fusion qui créerait le numéro 1 mondial de l'aéronautique, loin devant l'américain Boeing. Les deux groupes se sont donnés jusqu'au 10 octobre pour finaliser le projet ou l'abandonner.

Jeudi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait déclaré, qu'à ce stade, le gouvernement français souhaitait "ne faire aucun commentaire" sur ce projet de fusion, "pour des raisons de confidentialité des choix qui sont en cause".

Quant au gouvernement allemand, il a de fortes réserves et estime "douteux que le projet puisse susciter un accord", selon une source proche du gouvernement qui était citée jeudi par l'agence de presse allemande DPA.

A Londres, le ministère britannique du Commerce avait indiqué mercredi "vouloir s'assurer que les intérêts britanniques étaient bien protégés" dans la fusion en gestation, et avait souligné "travailler avec les deux entreprises pour s'assurer que c'est bien le cas".

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