Fusion EADS/BAE : "énormément d'obstacles techniques"

Le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, le 25 août 2012 à La Rochelle [Jean-Pierre Muller / AFP/Archives] Le ministre délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, le 25 août 2012 à La Rochelle [Jean-Pierre Muller / AFP/Archives]

Le ministre délégué aux Affaires européennes Bernard Cazeneuve a indiqué mardi qu'il restait "énormément d'obstacles techniques à lever" avant de parvenir à une fusion entre les groupes d'aéronautique et de défense européen EADS et britannique BAE Systems.

Evoquant les partenariats "stratégiques" noués par les deux entités avec des groupes non européens, le ministre a déclaré qu'il y avait "par conséquent énormément d'obstacles techniques à lever" qui "risquent de bloquer l'opération", dans l'émission "Preuve par trois", Public Sénat/AFP.

Parlant d'un "questionnement essentiellement technique", Bernard Cazeneuve a jugé qu'il pouvait "justifier à un moment donné qu'on prenne des précautions pour assurer le mariage entre un groupe qui s'est spécialisé dans les affaires de défense (BAE) et un groupe qui s'est ouvert à des activités civiles (EADS)".

"Le regroupement de nos industries de défense pour avoir une base industrielle de défense qui, en Europe, permette de faire face à la concurrence internationale est une nécessité dès lors que l'on veut avoir une politique européenne de sécurité et de défense pertinente", a-t-il toutefois observé.

Interrogé sur les conséquences sociales d'une telle fusion, il a souligné que l'on ne cherche pas à "garder une base industrielle avec, pour premier objectif, de réduire le niveau des emplois et des emprises industrielles sur le territoire européen".

Après des fuites dans la presse mercredi, EADS et BAE Systems avaient confirmé discuter d'une fusion qui créerait le numéro 1 mondial de l'aéronautique et de la défense, loin devant l'américain Boeing. Les deux groupes se sont donné jusqu'au 10 octobre pour finaliser le projet ou l'abandonner.

Vendredi, l'Elysée avait indiqué que Paris et Berlin attendaient un projet de fusion "mis au clair" avant de "le juger" et de "prendre des décisions".

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