Toyota, Nissan et Honda arrêtent une partie ou toute la production en Chine

Vue extérieure de l'usine Honda en date du 17 juin 2010 à Foshan en Chine [ / AFP/Archives] Vue extérieure de l'usine Honda en date du 17 juin 2010 à Foshan en Chine [ / AFP/Archives]

Les trois principaux constructeurs automobiles japonais, Toyota, Nissan et Honda, ont suspendu mardi la totalité ou une partie de leur production en Chine où sont prévues de nouvelles manifestations antijaponaises.

Toyota a expliqué avoir arrêté une partie de ses usines, Nissan deux de ses trois usines d'assemblage et Honda ses cinq usines d'assemblage, en raison de craintes quant à la sécurité de leur personnel.

Un porte-parole du principal constructeur nippon, Toyota, a indiqué à l'AFP que "la sécurité des employés était la priorité numéro un".

"Certaines usines et certains concessionnaires vont fonctionner aujourd'hui, mais d'autre non. Chacun prendra une décision en fonction de la situation" tant pour ce mardi que pour mercredi, a-t-il ajouté. Il a précisé que certains concessionnaires du groupe avaient subi "des dommages" lors des manifestations antijaponaises de ces derniers jours.

Toyota dispose de trois usines d'assemblage en Chine, qui emploient près de 26.000 personnes et montent quelque 800.000 véhicules par an. Le constructeur entretient en outre un réseau de 860 concessionnaires à travers le pays.

Nissan a décidé pour sa part de stopper sa production mardi dans ses usines d'assemblage de Guangzhou (province du Guangdong, sud) et Zhengzhou (province du Henan, centre-est). Sa troisième usine d'assemblage, située à Xiangyang (province du Hubei, centre-est) va fonctionner normalement, a précisé un porte-parole du groupe.

Une décision sera prise ultérieurement quant aux opérations de ses usines mercredi.

Le groupe a produit 1,198 million véhicules en Chine en 2011. Le porte-parole ne disposait pas en revanche d'information sur les usines de pièces détachées de Nissan en Chine.

Honda a pour sa part décidé de fermer ses cinq usines d'assemblage mardi et mercredi. "Nous pouvons produire ces voitures, mais nous sommes inquiets des conditions de leur livraison aux concessionnaires", a expliqué un porte-parole. Le groupe a une capacité de production de 970.000 voitures par an en Chine.

D'importantes manifestations, parfois ponctuées de violences, ont eu lieu samedi et dimanche en Chine pour protester contre la nationalisation des îles Senkaku par le gouvernement japonais, qui les a achetées à leur propriétaire privé, une famille nippone.

Ces îles inhabitées de mer de Chine orientale, appelées Diaoyu par les Chinois, sont au centre d'un contentieux entre le Japon, qui les contrôle, et la Chine, qui les revendique.

De nouvelles démonstrations de colère sont prévues en Chine mardi, à l'occasion du 81e anniversaire de "l'incident de Moukden" qui, le 18 septembre 1931, avait fourni le prétexte à l'invasion de la Mandchourie (nord-est de la Chine) par le Japon.

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