La Grèce espère boucler son nouveau du plan d'économies

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, le 20 septembre 2012 à Athènes [Louisa Gouliamaki / AFP] Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, le 20 septembre 2012 à Athènes [Louisa Gouliamaki / AFP]

Le ministre grec des Finances, Yannis Stournaras, espère finaliser vendredi lors d'une rencontre dans l'après-midi ses négociations avec la troïka sur les nouvelles économies pour 2013 et 2014, a indiqué une source de son ministère.

"Il y a de sérieuses possibilités que le plan soit finalisé aujourd'hui, sinon à 100% en tout cas à 95%", a affirmé cette source à l'AFP, avant le nouveau rendez-vous des deux parties, à 13H00 GMT.

Dans tous les cas, a indiqué cette source, la troïka représentant les créanciers de la Grèce, UE et FMI, doit quitter Athènes samedi, quitte à revenir plus tard.

Il s'agit d'un "départ programmé", n'attestant en rien d'une impatience des représentants du Fonds monétaire international, de la Commission et de la Banque centrale européennes, face aux lenteurs de la négociation, a-t-elle affirmé.

Après avoir marqué le pas, Athènes refusant, selon le ministère, des coupes supplémentaires dans les salaires publics réclamées par le FMI, les négociations ont progressé lors d'une rencontre entre M. Stournaras et la troïka qui s'est poursuivie tard dans la nuit de jeudi à vendredi.

"Il manque toujours 2 milliards pour boucler le paquet" d'économies, de plus de 11,5 milliards "mais les négociations ont atteint un tel niveau que nous avons bon espoir", a ajouté cette source.

En cas d'accord, les mesures seront "soumises la semaine prochaine pour vote au parlement", à temps pour la réunion de l'Eurogroupe du 8 octobre, qui doit décider de la reprise des versements à la Grèce des prêts la protégeant de la cessation de paiement, a-t-elle indiqué.

A l'issue jeudi après-midi d'une réunion des partenaires de la coalition gouvernementale (droite-socialistes-gauche modérée), M. Stournaras avait qualifié les tractations de "très difficiles", soulignant qu'Athènes se battait pour limiter les sacrifices des "classes les plus défavorisées".

Les trois partenaires gouvernementaux ont annoncé une nouvelle réunion la semaine prochaine en principe pour avaliser les mesures.

Jusqu'à présent, le plan, qui fait monter la grogne sociale, avec une grève générale de 24H prévue mercredi prochain, prévoit notamment des baisses ciblées de salaires publics (juges, universitaires, policiers, pompiers et militaires) et de nouvelles coupes de pensions de retraites.

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