Un budget austère annoncé par l'Espagne

De g: Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos, son adjointe Soraya Saenz de Santamaria et le ministre du Trésor, Cristobal Montoro Romero, le 27 septembre 2012 à Madrid [Dominique Faget / AFP] De g: Le ministre espagnol de l'Economie Luis de Guindos, son adjointe Soraya Saenz de Santamaria et le ministre du Trésor, Cristobal Montoro Romero, le 27 septembre 2012 à Madrid [Dominique Faget / AFP]

Le gouvernement espagnol a approuvé jeudi son projet de budget 2013, marqué par l'austérité pour réduire le déficit public, ainsi qu'un nouveau plan de réformes créant une "autorité budgétaire indépendante" pour contrôler ses comptes.

Les finances du pays sont particulièrement surveillées par les marchés qui s'attendent à ce que l'Espagne, quatrième économie de la zone euro, demande bientôt un sauvetage financier auprès des fonds de secours européens.

"Il s'agit d'un budget en temps de crise, mais justement pour sortir de cette crise", a expliqué la porte-parole du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, à l'issue du conseil des ministres.

Un budget marqué "plus par la réduction des dépenses (58% du budget, ndlr) que par la création de nouvelles recettes" (42%), a-t-elle indiqué.

Dans ce cadre d'austérité, "les parties qui augmentent sont les pensions de retraite, les bourses (dans l'éducation) et l'intérêt de la dette" publique, alors que le pays est soumis aux tensions des marchés.

Le gouvernement conservateur s'est engagé à réduire son déficit public à 6,3% du PIB en 2012, puis à 4,5% en 2013, mais il souffre d'un manque de crédibilité vis-à-vis des marchés, après un grave dérapage budgétaire en 2011 (déficit de 8,9% au lieu des 6% promis).

Pour rassurer les investisseurs, le plan de réformes approuvé jeudi avec le budget inclut "la mise en marche d'une autorité budgétaire indépendante qui sera chargée d'anticiper les dérapages qu'il pourrait y avoir dans le budget et de contrôler de toute façon la transparence", a annoncé la porte-parole du gouvernement.

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