New York : les courtiers surveillent l'emploi et la politique

Un trader à la Bourse de New York, le 18 septembre 2012 [Spencer Platt / Getty Images/AFP/Archives] Un trader à la Bourse de New York, le 18 septembre 2012 [Spencer Platt / Getty Images/AFP/Archives]

Les courtiers de New York, fébriles face au regain de tension en Europe, sont à l'affût d'indications sur l'état de l'économie américaine et vont scruter les données sur l'emploi ou l'industrie, mais aussi le premier débat entre les candidats à la présidentielle.

Au cours des cinq dernières séances, le Dow Jones Industrial Average, indice des 30 valeurs vedettes de Wall Street, a abandonné 1,05%, terminant vendredi à 13.437,13 points.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part lâché 2,00% à 3.116,23 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 1,33%, pour finir à 1.440,67 points.

En plus de profiter de la fin du trimestre pour ajuster leurs portefeuilles et engranger des bénéfices, les investisseurs se sont inquiétés toute la semaine pour la situation dans la zone euro, particulièrement en Espagne.

Si la présentation d'un budget particulièrement austère par Madrid jeudi a permis à Wall Street d'engranger la seule séance de gains de la semaine, la crise de la dette "fait peser de nombreuses incertitudes" sur la région, a remarqué Andrew Fitzpatrick, de Hinsdale Associates. "On ne sait pas vraiment quand on va toucher le fond".

L'autre sujet de préoccupation des courtiers est la faiblesse de la reprise économique aux Etats-Unis, illustrée par la publication de plusieurs indicateurs décevants cette semaine.

Autant de mauvais présages au moment où la campagne présidentielle américaine rentre dans le vif du sujet, avec le premier débat télévisé mercredi entre le démocrate Barack Obama et le républicain Mitt Romney.

"On aura peut-être plus de détails sur leurs programmes et sur la façon dont ils espèrent résoudre les problèmes du chômage ou de l'économie", a noté M. Fitzpatrick.

Des explications particulièrement attendues par les investisseurs, qui redoutent de plus en plus "le mur budgétaire" fait de hausse d'impôts et de baisse draconienne des dépenses publiques que pourrait avoir à affronter le pays en janvier, a remarqué Sam Stovall, de S&P Capital IQ.

Guettant toute indication révélatrice sur la croissance des Etats-Unis, les courtiers surveilleront aussi l'indice sur l'activité des industries manufacturières et les dépenses de construction lundi, l'indice sur l'activité dans les services mercredi ou les chiffres de l'emploi vendredi.

En attendant, les marchés sont entrés "dans une période de retrait", selon Greg Peterson, de Ballentine Partners.

"Tout le monde a peur d'une répétition de 2008" si le "mur budgétaire" n'est pas évité, a-t-il ajouté. "Nous entrons dans une période de "forte volatilité", où les opérateurs vont "retirer leur argent du marché, pour l'y remettre dès l'annonce d'une bonne nouvelle".

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