Berlin et Paris pourraient détenir chacun 9% du capital d'EADS/BAE

Montage photo avec le logo d'EADS et celui de BAE Systems à côté d'un drapeau britannique [Christof Stache / AFP/Archives] Montage photo avec le logo d'EADS et celui de BAE Systems à côté d'un drapeau britannique [Christof Stache / AFP/Archives]

Berlin et Paris se sont mis d'accord pour négocier avec le gouvernement britannique d'obtenir chacun 9% du capital du nouveau groupe formé par EADS et BAE Systems, en cas de fusion des deux géants de l'aéronautique et de la défense, affirme dimanche le magazine allemand Spiegel.

"Berlin et Paris se sont mis d'accord sur une stratégie commune concernant la fusion prévue entre EADS et BAE. Les deux gouvernements veulent détenir respectivement 9% du nouveau groupe", écrit l'hebdomadaire allemand, citant des sources officielles.

C'est sur cette position commune que les gouvernements allemand et français, décidant donc de ne pas vendre une partie de leur participation actuelle, comptent négocier cette semaine avec le gouvernement britannique.

Vendredi, une porte-parole du ministère allemand de l'Economie avait affirmé que pour Berlin, "l'équilibre (entre la France et l'Allemagne) était une question importante", sans jamais préciser quel était le niveau de participation souhaité.

Selon la presse allemande, pour assurer cet équilibre, les Allemands sont prêts à envisager d'acquérir les actions détenues par Daimler (15%) et par un consortium public-privé, Dedalus (7,5%).

Le gouvernement français contrôle directement 15% du capital d'EADS, auquel il faut ajouter les 7,5% contrôlés par le groupe français Lagardère. En cas de fusion avec le britannique BAE Systems, la participation directe du gouvernement français dans le nouveau groupe serait de 9%.

Selon le projet de rapprochement présenté le 12 septembre par EADS et BAE Systems, les gouvernements français, allemand et britannique devraient recevoir chacun une "action préférentielle" qui leur donnerait un droit de veto sur toute entrée au capital supérieure à 15%. Mais ils ne devraient avoir aucun droit de regard sur la gestion des affaires.

Selon la législation britannique sur les fusions et acquisitions, EADS et BAE Systems ont jusqu'au 10 octobre pour présenter un projet détaillé de rapprochement. Les gouvernements envisageraient d'étendre ce délai jugé trop court vu les enjeux, mais les deux groupes ne le souhaitent pas.

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