Sauvetage : Berlin ne voit pas de "signaux clairs" de la part de l'Espagne

La chancellerie allemande à Berlin [Barbara Sax / AFP/Archives] La chancellerie allemande à Berlin [Barbara Sax / AFP/Archives]

Berlin estime qu'il n'y a pas "de signaux clairs" d'une volonté de l'Espagne de faire une demande officielle d'aide européenne et que le cas de Madrid n'est de toute façon pas "très convaincant", a-t-on appris mardi de source gouvernementale.

"Nous n'avons pas de signaux clairs de l'Espagne", a indiqué cette source gouvernementale allemande, jugeant peu probable qu'une demande d'aide soit faite d'ici la réunion de l'Eurogroupe le 8 octobre.

Le gouvernement allemand a loué à plusieurs reprises depuis cet été les efforts de l'Espagne pour redresser sa situation économique, estimant que le pays souffrait avant tout d'un déficit de confiance de la part des marchés.

"Nous n'avons pas l'impression qu'on puisse construire un cas très convaincant d'une demande d'aide à l'Espagne, à un moment où le pays arrive à se financer sur les marchés", a ainsi jugé la source interrogée.

Il y a dix jours l'Espagne avait réussi à lever 4,8 milliards d'euros d'obligations sur l'échéance-phare à 10 ans avec des taux d'intérêt en forte baisse. Une nouvelle émission obligataire à moyen terme est prévue jeudi.

Selon cette source gouvernementale, "les programmes d'aide ne sont pas là pour donner à tous le même taux d'intérêt. Ils sont là pour éviter la faillite".

Madrid, qui a déjà demandé une première aide pour ses banques en juin, est sous pression des marchés et de certains partenaires européens pour demander une aide globale et pouvoir ainsi profiter du nouveau programme de rachat d'obligations de la Banque centrale européenne (BCE).

La Commission européenne a dit lundi se tenir "prête" en cas de demande de sauvetage de l'Espagne.

"Il faudrait d'abord que les Espagnols se décident pour qu'ils convainquent les gouvernements de l'Eurogroupe. Si les Espagnols eux-mêmes ne sont pas convaincus, ça paraît difficile", a résumé la source gouvernementale allemande.

Vous aimerez aussi

Conflit social SNCF : «Ce n'est pas aux Français de payer cette dette-là», estime Damien Abas, député LR
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, à la sortie du Conseil des ministres, le 11 avril 2018 [LUDOVIC MARIN / AFP/Archives]
Mouvement social Le gouvernement hausse le ton dans le conflit à Air France
Dette de la SNCF : un problème qui dure depuis sa création
rail Dette de la SNCF : un problème qui dure depuis sa création

Ailleurs sur le web

Derniers articles