Deutsche Telekom fusionne T-Mobile USA avec MetroPCS

Le logo de Deutsche Telekom, le 1er septembre 2011 à Berlin [Odd Andersen / AFP/Archives] Le logo de Deutsche Telekom, le 1er septembre 2011 à Berlin [Odd Andersen / AFP/Archives]

Le groupe allemand Deutsche Telekom va fusionner sa filiale américaine de téléphonie mobile T-Mobile USA avec un autre opérateur américain, MetroPCS, avec l'espoir de devenir plus compétitif sur ce marché, ont annoncé les trois sociétés mercredi dans un communiqué commun.

Deutsche Telekom conservera 74% de la nouvelle entité, qui gardera le nom de T-Mobile, précise le communiqué.

L'opération "améliore la position de Deutsche Telekom sur le marché en croissance de la téléphonie mobile aux Etats-Unis", s'est félicité le patron du groupe allemand, René Oberman. "Nous nous sommes engagés à créer un challenger national viable financièrement aux Etats-Unis, et nous sommes persuadés que cette fusion nous aidera à remplir cet engagement", a-t-il ajouté.

Avec 42,5 millions d'abonnés et un chiffre d'affaires de 24,8 milliards de dollars, le futur T-Mobile USA "aura une plus grande échelle, les ressources en fréquences et les moyens financiers nécessaires pour concurrencer de manière énergique les autres opérateurs de téléphonie mobile américains", souligne le communiqué.

En réunissant leurs fréquences, les deux sociétés espèrent aussi pouvoir offrir un réseau plus robuste pour la téléphonie mobile de quatrième génération LTE dans de nombreuses grandes métropoles.

La transaction, que les entreprises espèrent boucler au premier semestre 2013, devrait aussi permettre de dégager à terme des synergies d'environ 6 à 7 milliards de dollars.

La nouvelle entité devrait afficher sur les cinq prochaines années une croissance annuelle moyenne de 3% à 5% de son chiffre d'affaires, et de 7% à 10% de son excédent brut d'exploitation (Ebitda).

Deutsche Telekom s'était lancé en 2000 sur le marché américain en rachetant Voicestream, rebaptisé T-Mobile USA. Mais l'aventure s'était avérée décevante, la filiale étant trop petite pour représenter une vrai menace face aux gros opérateurs américains, et plombant les comptes de sa maison mère.

Deutsche Telekom avait tenté l'an dernier de la revendre pour 39 milliards de dollars à un de ses gros concurrents, AT&T, mais s'était heurté au veto des autorités américaines de la concurrence.

Concrètement, MetroPCS va racheter toutes les actions de T-Mobile et les payer en octroyant 74% de son propre capital à Deutsche Telekom. L'opérateur américain compte aussi verser 1,5 milliard de dollars en numéraire à ses propres actionnaires.

Deutsche Telekom va parallèlement transformer une partie de sa dette en 15 milliards de dollars d'obligations de la nouvelle entité. Le groupe allemand lui accordera aussi une facilité de crédit de 500 millions de dollars et promet un concours de trésorerie pouvant aller jusqu'à 5,5 milliards pour les dettes existantes de MetroPCS.

Le directeur général de T-Mobile USA, John Legere, prendra la tête du nouvel ensemble. L'actuel directeur financier de MetroPCS conservera pour sa part cette fonction dans l'entité fusionnée.

L'action MetroPCS, qui s'était envolée de 17,80% mardi dans l'espoir de cette fusion, perdait 7,44% à 12,46 dollars vers 14H00 GMT à la Bourse de New York. A Francfort, le titre Deutsche Telekom prenait 0,85% à 9,82 euros.

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