Près de 95% des citadins européens respirent un air trop pollué

Circulation sur le périphérique parisien [Boris Horvat / AFP/Archives] Circulation sur le périphérique parisien [Boris Horvat / AFP/Archives]

Jusqu'à 95% des citadins européens respirent un air trop pollué, principalement par les particules fines, relève l'Agence européenne pour l'Environnement (AEE) qui se base sur les critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un rapport publié lundi.

D'après les normes de qualité de l'air de l'Union européenne, moins strictes, près d'un tiers des habitants des villes sont concernés. "En dépit de lois et d'un certain nombre de succès en matière de pollution de l'air, des populations en Europe respirent encore de l'air contenant des substances dangereuses", note l'AEE.

"La pollution atmosphérique réduit notre espérance de vie de près de deux ans dans les villes et les régions les plus polluées", souligne sa directrice, Jacqueline McGlade.

Le "risque sanitaire le plus grave" est lié à la concentration des particules fines, PM10, inférieures à 10 micromètres, majoritairement émises par la circulation en milieu urbain mais aussi par le chauffage au bois, l'industrie et l'agriculture. Elles peuvent être à l'origine de pathologies cardiaques et respiratoires, ou encore du cancer du poumon.

 

Revoir la législation sur la qualité de l'air

En 2010, 21% de la population urbaine a été exposée à des concentrations de PM10 supérieures aux valeurs limites journalières de l'UE. Pour les particules encore plus fines, les PM2,5, dont les valeurs limites annuelles sont moins sévères, ce chiffre s'élève à 30%.

Selon les niveaux de référence de l'OMS, ces chiffres sont respectivement de 81% et 95%. "Ce qui souligne l'urgence de réexaminer prochainement la législation en matière de qualité de l'air", note l'EAA, qui s'inquiète aussi des niveaux d'ozone ou de dioxyde d'azote.

Ce sont les centres urbains et industriels d'Europe centrale et orientale, mais aussi de l'est de la France ou du nord de l'Italie, qui sont les plus mauvais élèves.

L'OMS est plus sévère que l'UE en matière de particules fines car, explique-t-elle, "on n'a identifié aucun seuil sous lequel les PM n'auraient pas d'impact sur la santé". "Les valeurs recommandées doivent donc représenter un objectif acceptable et atteignable afin de minimiser les effets sur la santé tout en prenant en compte les contraintes locales, les capacités et les priorités en matière de santé publique", poursuit l'OMS.

Vous aimerez aussi

Des membres de la Croix Rouge guinéenne à Conakry, lors d'une campagne de sensibilisation aux dangers du virus Ebola, le 11 avril 2014 [Cellou Binani / AFP/Archives]
AfSud Guinée: l'épidémie de fièvre Ebola "sous contrôle"
santé Une Italienne enceinte des jumeaux d'une autre par erreur
Les présidents français François Hollande (c) et mexicain Enrique Pena Nieto (d), la ministre française de la Culture et la Communication Aurélie Filippetti (g) sur le site archéologique de Teotihuacan le 11 avril 2014, au Mexique [Alain Jocard / AFP]
Diplomatie Hollande souligne le retard à combler dans les relations avec le Mexique

Ailleurs sur le web

Derniers articles