Christian Iacono fixé sur sa demande de libération conditionnelle

La cour d'appel d'Aix-en-Provence doit annoncer mardi sa décision sur une demande de liberté conditionnelle déposée par Christian Iacono, ex-maire de Vence (Alpes-Maritimes), condamné à neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils qui a depuis retiré ses accusations.[AFP/Archives]

La cour d'appel d'Aix-en-Provence doit annoncer mardi sa décision sur une demande de liberté conditionnelle déposée par Christian Iacono, ex-maire de Vence (Alpes-Maritimes), condamné à neuf ans de prison pour le viol de son petit-fils qui a depuis retiré ses accusations.

La décision de la cour avait été mise en délibéré à l'issue d'une audience en visioconférence, le 13 mars, entre la cour d'appel et la maison d'arrêt de Grasse, où est détenu le septuagénaire.

Selon l'un de ses avocats, durant cette audience, "le parquet a continué à soutenir que la durée de la détention purgée (par M. Iacono, ndlr) n'était pas suffisante au regard du quantum de la condamnation" de l'ancien maire à neuf ans de réclusion criminelle.

Or, pour ses défenseurs, Christian Iacono, 77 ans, remplit toutes les conditions pour une libération conditionnelle (hébergement stable, absence de risque de récidive ou de trouble à l'ordre public). Les textes prévoient qu'il n'y a pas de délai minimum à purger quand un prisonnier a plus de 70 ans.

Gabriel Iacono, qui a accusé de viol son grand-père pendant onze ans, s'était rétracté en mai 2011.

Le 16 février, une juge d'application des peines de Grasse s'est déclarée favorable à la libération conditionnelle de l'ex-maire de Vence, condamné en 2009 puis en appel en février 2011. Mais le parquet de Grasse a fait appel de cette décision.

C'est la quatrième incarcération de Christian Iacono depuis la révélation de l'affaire en juillet 2000. L'ancien maire, libéré provisoirement en juin 2011 après la rétractation de son petit-fils, a dû regagner sa cellule de la prison de Grasse le 9 janvier, dans l'attente d'une décision en révision.

Le 23 janvier, la Commission de révision des condamnations pénales a ordonné un supplément d'information et rejeté une requête de suspension de peine. Cette commission parisienne a déjà entendu plusieurs membres de la famille Iacono, dont Gabriel.

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