Le RAID dans le collimateur du père de Merah

Le père de Mohamed Merah a affirmé vendredi soir à la chaîne BFMTV qu'il n'avait jamais eu l'intention de poursuivre l'Etat français pour la mort de son fils, son avocate algérienne précisant ensuite à l'AFP qu'elle avait bien été mandatée pour entamer des poursuites, mais contre le Raid.[AFP]

Le père de Mohamed Merah a affirmé vendredi soir à la chaîne BFMTV qu'il n'avait jamais eu l'intention de poursuivre l'Etat français pour la mort de son fils, son avocate algérienne précisant ensuite à l'AFP qu'elle avait bien été mandatée pour entamer des poursuites, mais contre le Raid.

Les poursuites pour lesquelles l'a mandaté le père du Mohamed Merah ne sont pas "contre la France et le gouvernement français mais contre le Raid, qui est responsable de la mort de son fils", a souligné Me Zahia Mokhtari, interrogée par l'AFP à Alger après la diffusion sur BFMTV d'un entretien avec M. Merah.

"Quand j'ai appris la mort de mon fils, j'ai reçu un coup de fil d'un journaliste. Je lui ai dit que je n'abandonnerai jamais mon fils, que j'insisterai auprès de l'Etat français, qui est un Etat puissant, jusqu'à ce que le corps de Mohamed me soit rendu", a déclaré Mohamed Benalel Merah lors de cet entretien réalisé chez lui, en Algérie.

Ce journaliste "a transformé mes propos et a dit que je poursuivrai en justice l'Etat. Comment voulez-vous que je poursuive un Etat? Il a menti", a-t-il ajouté.

Lundi dernier, M. Merah avait pourtant déclaré à l'AFP, dans un entretien téléphonique: "Je vais engager les plus grands avocats et travailler le reste de ma vie pour payer les frais. Je vais porter plainte contre la France pour avoir tué mon fils". Ces déclarations avaient suscité l'indignation d'une partie de la classe politique française, et notamment celle du président Nicolas Sarkozy.

Me Mokhtari avait ensuite annoncé mercredi à l'AFP avoir été chargée par M. Merah père de poursuivre en justice le Raid, unité spéciale de la police française, pour "l'assassinat de son fils".

"Je demande aux autorités algériennes de m'aider à rapatrier la dépouille de mon fils", enterré jeudi dans un cimetière de Toulouse, car "je ne veux pas le laisser en France", a encore dit M. Merah vendredi.

Mohamed Merah, 23 ans, avait été tué le 22 mars lors de l'intervention des policiers du Raid dans son appartement à Toulouse, après 32 heures de siège. Les 11, 15 et 19 mars, il avait tué sept personnes, dont trois parachutistes, trois écoliers et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban.

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