Merah : Assouline veut auditionner les chefs du renseignement

Le sénateur socialiste David Assouline a déploré lundi que les ministres de l'Intérieur et de la Défense aient refusé l'audition au Sénat des chefs des services du renseignement après les tueries de Mohamed Merah, la lutte contre le terrorisme nécessitant "l'unité de la Nation".[AFP/Archives]

Le sénateur socialiste David Assouline a déploré lundi que les ministres de l'Intérieur et de la Défense aient refusé l'audition au Sénat des chefs des services du renseignement après les tueries de Mohamed Merah, la lutte contre le terrorisme nécessitant "l'unité de la Nation".

La lutte contre le terrorisme "nécessite l'unité de la Nation et il y en a qui passent leur temps sur ces questions (qui ne sont ni) de droite ou de gauche, à polémiquer, à diviser, à s'agiter", a déploré David Assouline sur Europe 1.

David Assouline est président PS de la commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois.

Le sénateur a appelé les deux ministres, Claude Guéant et Gérard Longuet, à revenir sur leur décision, précisant que le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel, formulait la même demande.

"Ce qui est incroyable, je n'ai rien reçu d'officiel, aucune notification", a ajouté M. Assouline, qui déclare avoir été averti uniquement par le communiqué diffusé vendredi.

Les auditions d'autres personnalités auront tout de même lieu, a-t-il ajouté, en estimant qu'"il n'y avait pas de polémiques à avoir".

"Nous allons continuer nos auditions (...) Nous allons (voir) comment faire pour que notre dispositif législatif en matière de lutte contre le terrorisme soit le plus efficace possible", a-t-il conclu.

La commission sénatoriale pour le contrôle de l'application des lois souhaitait notamment entendre le mardi 3 avril Erard Corbin de Mangoux, directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), et le mercredi 4 avril Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur (DCRI).

Les deux ministres avaient expliqué leur décision par le fait que les deux fonctionnaires n'ont "pas de responsabilité en matière d'évaluation des lois" et qu'ils sont tenus "à un strict devoir de réserve" dans cette période électorale.

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