Les travailleurs sociaux de la Somme en colère

Les salariés qui gèrent l'hébergement d'urgence dans la Somme exercent leur droit de retrait depuis lundi matin pour protester contre un possible dépôt de bilan de leur association et la dégradation de leurs conditions de travail, entraînant des mesures de la préfecture. [AFP] Les salariés qui gèrent l'hébergement d'urgence dans la Somme exercent leur droit de retrait depuis lundi matin pour protester contre un possible dépôt de bilan de leur association et la dégradation de leurs conditions de travail, entraînant des mesures de la préfecture. [AFP]

Les salariés qui gèrent l'hébergement d'urgence dans la Somme exercent leur droit de retrait depuis lundi matin pour protester contre un possible dépôt de bilan de leur association et la dégradation de leurs conditions de travail, entraînant des mesures de la préfecture.

Les trente salariés de l'Union départementale d'accueil et d'urgence sociale (Udaus), association qui gère tout l'hébergement d'urgence dans le département - dont le Samu social et le 115 (numéro vert national pour les sans-abris) -, exercent leur droit de retrait depuis 08H00, selon leur représentant Stéphane Wallet.

Il a été reconduit jusqu'à mardi 18H00, a-t-il indiqué en fin de journée.

En conséquence, "le 115 ne répond pas, on ne reçoit plus physiquement dans nos locaux, le Samu social n'effectura plus ses maraudes, et c'est reconductible", a-t-il expliqué.

Ce droit de retrait fait suite à l'annonce, "lors du conseil d'administration du 5 septembre, d'un possible dépôt de bilan dans les mois qui viennent si la situation financière de l'association ne s'améliore pas" et qui aurait pour conséquence le licenciement des salariés et "la fin de l'hébergement d'urgence dans la Somme", a déclaré M. Wallet.

Selon lui, les difficultés financières de l'Udaus sont liées "aux injonctions à répétition des services de l'Etat, de la préfecture de la Somme pour effectuer des hébergements (...), injonctions qui ne sont pas suivies d'enveloppes budgétaires".

Le préfet de la Somme a annoncé lundi en fin de journée avoir pris une série de mesures "visant simultanément à désengorger les structures et à les soutenir financièrement".

Il a notamment demandé "à la délégation régionale de l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration) de suspendre momentanément la domiciliation de demandeurs d'asile dans la Somme" et "à la Direction régionale des finances publiques (DRFIP) de procéder, à un audit des comptes de l'UDAUS 80 et de l'utilisation des crédits publics", selon un communiqué.

Ces mesures ne changeront pas la situation, "les demandes d'asile n'étant pas le problème principal", a réagi Stéphane Wallet.

Selon lui, 1.319 demandes d'hébergement sur le 115 n'ont pas pu être honorées depuis le 1er mai 2012.

"Les salariés sont arrivés en bout de course. Notre principal financeur, l'Etat, est incapable actuellement de se projeter dans l'avenir par rapport à l'hébergement d'urgence dans la Somme", malgré des "courriers faits à la ministre du Logement, Cécile Duflot", a poursuivi M. Wallet.

Il demande à la ministre de "se mobiliser rapidement sur notre situation".

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