Les otages français au Sahel sont en vie

Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, le 18 septembre 2012 à Paris [Bertrand Langlois / AFP/Archives] Blaise Compaoré, président du Burkina Faso, le 18 septembre 2012 à Paris [Bertrand Langlois / AFP/Archives]

Les six otages français retenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) "sont toujours en vie", a affirmé mercredi à Paris le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, dont le pays a souvent été impliqué par le passé dans les négociations pour libérer des otages au Sahel.

"Ce que nous savons, comme le gouvernement français et la plupart des pays voisins, c'est que les otages sont toujours en vie", a déclaré à France 24 M. Compaoré, qui effectue une visite de trois jours en France et a rencontré mardi son homologue français François Hollande.

Parmi les six Français encore détenus par Aqmi, quatre, travaillant pour le groupe nucléaire Areva et son sous-traitant Satom, ont été enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit (nord du Niger).

Au début du mois, une vidéo datée du 29 août avait été diffusée montrant les quatre otages en vie mais épuisés. Ils demandaient alors au gouvernement, à leur employeur et à leurs proches de faire le "maximum" pour obtenir leur libération par la négociation.

La dernière preuve de vie connue des deux autres otages français retenus par Aqmi, deux hommes se disant géologues enlevés le 24 novembre 2011 dans le nord du Mali, remonte à une vidéo datée de février dernier et visionnée en avril par un journaliste de l'AFP.

"Les preuves de vie, c'est ce que nous recevons comme messages de la part de ces milieux", a indiqué mercredi M. Compaoré sans plus de précision.

Il a assuré que son pays n'avait "pas engagé de négociations" avec les ravisseurs. "Nous attendons de voir avec les autorités françaises comment gérer au mieux cette question des négociations éventuelles", a-t-il dit.

La semaine dernière, le président Hollande avait reçu les familles des quatre Français enlevés il y a deux ans au Niger et avait assuré que "tout est fait avec la plus grande détermination" pour obtenir leur libération.

Vous aimerez aussi

Francois Compaoré, le 17 novembre 2012 à Komsilga, à 30 km de Ouagadougou [Ahmed OUOBA / AFP/Archives]
Afrique Journaliste tué au Burkina : le frère de l'ex-président arrêté en France
Une affiche électorale à l'effigie de la candidate à la présidentielle burkinabé Saran Sere Sereme à Ouagadougou le 26 novembre 2015 [ISSOUF SANOGO / AFP/Archives]
Burkina Faso Burkina Faso : un double scrutin pour élire président et députés
Un militant de Zéphirin Diabré lors d'un meeting à Ouagadougou le 25 novembre 2015 [ISSOUF SANOGO / AFP/Archives]
Burkina Faso Burkina: une première présidentielle sans Compaoré et sans certitudes

Ailleurs sur le web

Derniers articles