L'intersyndicale demande la suspension du plan social à Hollande

L'intersyndicale de PSA-Aulnay reçue à l'Elysée, à Paris, le 20 septembre 2012 [Bertrand Langlois / AFP] L'intersyndicale de PSA-Aulnay reçue à l'Elysée, à Paris, le 20 septembre 2012 [Bertrand Langlois / AFP]

L'intersyndicale de PSA Aulnay a été reçue à jeudi à 14H30 à l'Elysée par le président François Hollande auquel elle devait demander la suspension du plan social qui prévoit la fermeture de l'usine et la suppression des 3.000 emplois permanents du site.

Avant d'être reçu par le chef de l'Etat avec une dizaine d'autres syndicalistes, Mohamed Khenniche (SUD) a indiqué que l'intersyndicale demandait "la suspension du +plan de sauvegarde de l'emploi+, c'est-à-dire du plan de licenciements".

L'intersyndicale entend obtenir "une négociation tripartite --Etat, PSA syndicats d'Aulnay-- pour essayer d'empêcher PSA de fermer cette usine". Hollande promet  une négociation tripartite mais pas de gel du plan.

Le syndicat SUD, a-t-il cependant poursuivi, n'attend "franchement rien" de la rencontre avec François Hollande. "Il nous reçoit parce qu'il devait nous recevoir", a estimé Mohamed Khenniche qui portait un t-shirt noir barré du slogan "Le changement ce sont nos luttes qui le feront", allusion au slogan de la campagne présidentielle du candidat PS, "le changement, c'est maintenant".

Selon lui, l'intersyndicale n'attend pas davantage du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg qui "ne nous a pas montré qu'il servait à quelque chose jusqu'à présent" et qui participait à la réunion avec le chef de l'Etat.

"Je pense que le gouvernement ne fera rien pour nous, on va se battre jusqu'au bout pour essayer d'empêcher la fermeture du site d'Aulnay" (Seine-Saint-Denis), a enchaîné le syndicaliste.

"On demande des actes", a lancé pour sa part Jean-Philippe Hardy, secrétaire du syndicat FO à PSA Aulnay, appelant François Hollande à "peser de tout son poids, de par sa fonction, en tant que président, pour (parvenir à) une réunion tripartite".

PSA a annoncé un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8.000 postes, dont 3.000 emplois en contrat à durée indéterminée à Aulnay-sous-Bois, après la fermeture du site, et 1.400 à Rennes.

Après la publication la semaine dernière d'un rapport d'expert qui jugeait "inévitable" ce plan social, les salariés en ont appelé à François Hollande qui avait promis, pendant la campagne présidentielle, de les rencontrer.

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