Paris prêt à soutenir une intervention au Mali

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 13 septembre 2012 à Beyrouth [Anwar Amro / AFP/Archives] Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 13 septembre 2012 à Beyrouth [Anwar Amro / AFP/Archives]

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a réaffirmé jeudi que la France apporterait "un soutien logistique" à une éventuelle intervention militaire dans le nord du Mali, alors que Paris est sous le coup d'une menace d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de tuer les otages français.

Comme on lui demandait sur i-Télé s'il jugeait "sérieuse" la menace lancée mercredi par Aqmi, le ministre a estimé que la situation dans cette zone du Sahel n'était "pas acceptable" et "nous ne pouvons pas laisser faire ça".

"Nous ne laisserons pas faire l'évolution (...) qui aboutit à la constitution d'une espèce de sanctuaire terroriste par des bandes organisées se réclamant d'Al-Qaïda au Mali", a-t-il dit. "C'est notre sécurité qui est en jeu à moyen terme", a-t-il aussi déclaré.

A propos d'une possible intervention armée, "il y a un processus qui a déjà été initié puisque le président du Mali a fait appel à ses voisins regroupés dans la Cédéao (Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest, ndlr) pour qu'ils l'aident à reconquérir le nord", a ajouté M. Le Drian.

Désormais "il y a une résolution de l'Onu, nous sommes légalement couverts pour qu'une initiative soit prise".

Cette initiative, a-t-il poursuivi, "revient d'abord aux Africains mais manifestement c'est en cours de gestation et ça va être évoqué par le président de la République (François Hollande) à New York la semaine prochaine lors de l'assemblée générale de l'Onu".

"La France a dit qu'elle apportera son concours et son soutien et j'espère que d'autres pays européens agiront de même mais en soutien logistique pas en intervention directe", a-t-il encore dit alors qu'on lui rappelait des propos similaires formulés cet été par François Hollande.

"Il y a une légalité", a insisté le ministre de la Défense, "il faut maintenant que les forces africaines s'organisent, déterminent une feuille de route, le fassent en collaboration avec les autorités françaises et nous appuierons logistiquement cette démarche".

Il s'agira d'envoyer "du matériel mais pas des hommes, du soutien indirect à l'opération". Même si Aqmi menace nos otages ? "Nous disons très clairement que nous voulons sauver nos otages, et que les moyens sont mis en oeuvre pour le faire", a-t-il répondu.

Vous aimerez aussi

Des soldats maliens patrouillent le 2 novembre 2017 au Mali.  [Daphné BENOIT / AFP/Archives]
Afrique Près de 40 tués en 24 heures dans des attaques au Mali
Des soldats français de l'opération Barkhane dans un camp situé aux abords de l'aéroport de l'aéroport de Niamey au Niger, le 22 décembre 2017  [ludovic MARIN / AFP]
Diplomatie «Nous sommes fiers de vous» : Macron réveillonne avec les troupes au Niger
G5 Sahel Macron veut «gagner la guerre contre le terrorisme» au Sahel avec l'aide de l'Arabie Saoudite

Ailleurs sur le web

Derniers articles