Affaire Bygmalion : l'avocat de Nicolas Sarkozy dénonce «une manoeuvre politique grossière»

Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2016 à La Baule  [JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP] Nicolas Sarkozy le 4 septembre 2016 à La Baule [JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP]

Le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy et de treize autres mis en examen pour le délit de financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012, dans l'affaire Bygmalion. Thierry Herzog, l'avocat de l'ancien chef de l'Etat, dénonce "une nouvelle manoeuvre politique grossière".

Le parquet demande notamment le renvoi de l'ancien président pour «avoir dépassé le plafond des dépenses électorales» et «fait état» dans son compte de campagne d'«éléments comptables sciemment minorés».

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Il appartient maintenant aux juges d'instruction de suivre ou non ses réquisitions, dans un délai d'un mois minimum. Mais d'éventuels recours de procédure sont toujours susceptibles de rallonger les délais.

"Une affaire qui ne résistera pas à l'examen des faits"

Après l'annonce des réquisitions du parquet de Paris, Thierry Herzog, l'avocat de Nicolas Sarkozy, a dénoncé "une nouvelle manoeuvre politique grossière qui ne résistera pas davantage que les autres à l'examen des faits". Il évoque dans un communiqué une "affaire où les deux années d'enquête ont démontré son absence totale d'implication dans des faits présumés délictueux".

Treize autres personnes renvoyées

Mais un éventuel renvoi avant la primaire de la droite pour la présidentielle, prévue les 20 et 27 novembre, compliquerait la tache de l'ancien président de briguer un nouveau mandat à l'Elysée.

Dans ses réquisitions, le parquet de Paris a aussi demandé le renvoi de treize autres personnes parmi lesquelles figurent d'anciens cadres de l'ex-UMP, comme Eric Cesari, des responsables de la campagne présidentielle de 2012 comme Guillaume Lambert ou Jérôme Lavrilleux, et les responsables de la société Bygmalion. 

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Tous sont soupçonnés d'avoir participé à la mise en place d'un système de fausses factures pour imputer à l'UMP quelque 18,5 millions d'euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. Nicolas Sarkozy n'est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude. Mais il a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne. L'ancien président a toujours contesté un dérapage de ses dépenses.

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