Vol MH370 : un crash volontaire ?

Selon les experts, le pilote a volontairement évité les radars en empruntant successivement l'espace aérien de la Malaisie à la Thaïlande. [RICHARD BOUHET / AFP]

Après avoir réétudié la trajectoire du vol MH370 de la Malaysia Airlines, qui avait disparu en mars 2014, un groupe d’experts en aviation civile a accrédité la thèse d'un crash volontaire du pilote.

Quatre ans après les faits, le mystère pourrait enfin avoir été résolu. Après avoir vu défiler les thèses les plus folles au sujet du vol MH370, qui transportait 239 personnes dans le sud de l’Océan indien, les spécialistes affirment que la manœuvre du pilote avait été planifiée.

Cela n'est pas sans rappeler le crash volontaire, dans les Alpes du sud de la France, du vol 9525 de la Germanwings, qui reliait Barcelone (Espagne) à Düsseldorf (Allemagne) en mars 2015.

Un acte délibéré

Un an après, même scénario. Selon les experts, le commandant de bord a volontairement évité les radars en empruntant successivement l'espace aérien de la Malaisie à la Thaïlande. En agissant ainsi, le pilote aurait voulu dérouter les appareils capables de localiser l'avion. Le système de transpondeur se serait ainsi éteint, permettant ensuite au pilote d'emprunter la trajectoire de son choix.

«Si vous me demandiez de faire disparaître un Boeing 777, je ferais exactement la même chose, assure Simon Hardy, expert qui a reconstitué la trajectoire de l’avion sur la base des données des radars militaires. Il a volé de manière très précise. Cela a fonctionné puisque l’armée n’a pas réussi à intercepter l’avion.»

De l'avis des experts, l'avion se trouverait aujourd'hui au fin fond de l'Océan Indien. Situés sur le passage de courants marins, les débris, retrouvés près du Mozambique, renforcent cette thèse.

Estimant, en 2016, que cette explication était «fort probable», le Premier ministre australien Malcolm Turnbull avait déjà soulevé la thèse du crash volontaire de l'avion.

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