A Bayonne, il faudra payer pour faire la fête

La sécurité coûtant un million et demi d’euros à la ville, la mairie ne veut pas que les Bayonnais soient les seuls à en faire les frais. [Gaizka IROZ / AFP]

Les prochaines Fêtes de Bayonne, célèbres fêtes populaires et conviviales qui auront lieu du 25 au 29 juillet 2018, seront payantes. La sécurité coûtant un million et demi d’euros à la ville, la mairie ne veut pas que les Bayonnais soient les seuls à en faire les frais.

Cette mesure s'appliquera dans le périmètre historique, c'est à dire les quartiers du Grand et Petit Bayonne (mais pas Saint-Esprit), au tarif de 7 à 8 euros, à partir du vendredi 11h et jusqu'à la fermeture le dimanche tard dans la nuit, a annoncé mardi la commune.

Les Bayonnais ainsi que leurs enfants pourront quant à eux bénéficier de la gratuité sur présentation d'un justificatif. Ils pourront venir retirer leur bracelet-sésame à partir du 2 juillet.

Une sécurité renforcée

Pourquoi une telle mesure ? La ville a dû renforcer les mesures de sécurité à la demande de l'Etat, notamment depuis l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, qui a fortement marqué les esprits. Elle va donc employer près de 400 personnes supplémentaires pendant cinq jours pour assurer la sécurité des fêtes avec une société privée, en collaboration avec la Gendarmerie, la Police nationale, et la Protection civile, rapporte France Bleu.

«Cette année il faudra ajouter jusqu’à 500.000€ à notre budget. La sécurité pourra aller jusqu'à la fouille des sacs», explique le maire de la ville, Jean-René Etchegaray. Pour l’édile, «il est hors de question de ne pas assurer la sécurité. En même temps, ça n'est pas aux seuls Bayonnais à payer : jusqu'à présent, 50.000 Bayonnais payaient 1,5 millions d'euros pour qu'un million de personnes fassent la fête».

Si les cafetiers sont ravis de cette nouvelle, les peñas bayonnaises (des groupes de locaux), regroupées au sein du GAB, le Groupement des Associations Bayonnaises, font grise mine. Le président Owen Lagadec, craignant que cela ne «change l'état d'esprit des fêtes», rappelle que les peñas étaient défavorables aux fêtes payantes : «Fermer complètement la ville aura forcément un impact. Nous on espère qu'on va transmettre aux générations futures ce qui a fait le succès des fêtes de Bayonne : une fête de rue, populaire et accessible à tous». France Bleu souligne que les peñas bayonnaises se réuniront le 28 mai pour tirer leurs conclusions de cette mesure.

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