Apologie du terrorisme – Publié le 31 janvier à 12:13 – Mis à jour le 31 janvier 2015 à 12:16

Aisne : un parent porte plainte après l'audition de son fils de 9 ans pour apologie du terrorisme

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Aisne : un parent porte plainte après l'audition de son fils de 9 ans pour apologie du terrorisme

​Un homme a porté plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse après l'audition le 15 janvier de son fils de neuf ans par la gendarmerie de Villers-Cotterêts (Aisne) parce qu'il aurait crié "Allah akbar" pendant une minute de silence en hommage à Charlie Hebdo, a-t-on appris vendredi auprès du procureur de Soissons.

Les soupçons pesant sur l'enfant "sont sur le plan de la matérialité des faits totalement infondés",affirme le procureur de Soissons, Jean-Baptiste Bladier.

L'enfant avait été entendu le 15 janvier par la gendarmerie de Villers-Cotterêts, en présence de son père, dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme, selon la même source. 

"On est dans une cantine municipale qui accueille plusieurs écoles, pendant la minute de silence, il n'y a aucun témoin qui entend ce garçon de neuf ans venir dire Allah akbar, vive le Coran", a raconté le procureur.

Plainte pour dénonciation calomnieuse et diffamation

"C'est un autre enfant qui vient (le) dire après coup à sa mère qui est l'une des employées de la cantine, qui le dit à la personne qui encadre la cantine, un signalement est rédigé, (...) on prévient la brigade de gendarmerie", poursuit le procureur de Soissons.

L'enfant incriminé "répond aux enquêteurs qu'il ne comprend pas, il y a eu un quiproquo entre les deux enfants", indique Jean-Baptiste Bladier.

"Eviter de s'emballer inutilement"

Mécontent, le père dépose plainte le 23 janvier pour dénonciation calomnieuse et diffamation, rapporte-t-il. Le procureur souhaite que les conclusions de l'enquête servent pour l'avenir à "éviter de s'emballer inutilement". 

Un emballement que l'on connait puisque, à Nice, mercredi 28 janvier, un garçon de 8 ans, élève de CE2, était entendu au commissariat. Il aurait tenu des propos solidaires envers les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo. Son école portait plainte contre le père de l'enfant qui se serait montré menaçant envers le personnel de l'école. Toujours est-il que l'écolier avouait ne pas savoir ce qu'est le terrorisme.  

Article rédigé par la rédaction web CNews