France – Publié le 22 février à 11:40 – Mis à jour le 22 février 2017 à 15:15

Constat d'échec pour les dispositifs de déradicalisation en France

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Un rapport sénatorial publié mercredi dénonce l'inefficacité des centres de déradicalisation ouverts en France ces trois dernières années afin de lutter contre l'embrigadement djihadiste.

Deux sénatrices ont remis ce rapport sur les dispositifs de déradicalisation mis en place depuis trois ans pour prendre en charge les individus les plus fanatisés. Elles y dénoncent une succession de mauvais choix, et des politiques non adaptées au problème.

Dans le collimateur du rapport, les centres de déradicalisation. Tel celui de Pontourny, en Indre-et-Loire : ouvert au 3e trimestre 2016, il était prévu pour accueillir 25 à 30 jeunes, mais n'en a hébergé que sept au maximum, et se trouve actuellement vide. De nombreuses voix s'élèvent pour réclamer sa fermeture, mais l'Etat souhaite toutefois poursuivre l'expérience.

Pas de solution pour les individus les plus radicalisés

Autre point noir : les unités dédiées dans le milieu carcéral. Là aussi, ces unités se révèlent être un échec. Pour les auteurs du rapport, le désendoctrinement des personnes les plus impliquées s'avère impossible. Mais les sénatrices précisent :

Sur les 13 000 personnes signalées, 80% peuvent être accompagnées efficacement, notamment les femmes. Il faut donc se concentrer sur ces publics

Seul point positif mis en avant par le rapport : le numéro vert qui s'articule autour du Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation s'avère lui être efficace. Selon le ministère de l'Intérieur, 1 200 jeunes sont actuellement suivis .

Sujet réalisé par Marc Paupe