Paris-Normandie absent des kiosques à cause d'un encart syndical

Paris-Normandie et ses titres associés, le Havre Libre et Le Havre Presse étaient absents des kiosques lundi matin en raison de l'insertion dans le quotidien d'un encart syndical de 4 pages refusé par la direction[AFP/Archives]

Paris-Normandie et ses titres associés, le Havre Libre et Le Havre Presse étaient absents des kiosques lundi matin en raison de l'insertion dans le quotidien d'un encart syndical de 4 pages refusé par la direction.

Selon Michel Lépinay, le pdg de Paris-Normandie, "les syndicats ont piraté le journal, supprimant des pages et les remplaçant par des pages à eux", en "mettant en cause les actionnaires et la direction".

"Lorsque nous nous en sommes rendus compte à 02h00 du matin, nous leur avons demandé de rétablir le journal normal. Ils ont refusé et on a stoppé" la distribution du journal, a-t-il expliqué.

"Personne ne peut s'emparer du journal pour faire passer ses idées", a-t-il ajouté.

"Nous sommes effarés par cette direction qui pousse un peu plus nos titres vers la tombe", a regretté de son côté Benoît Marin-Curtoud, délégué du SNJ à Paris-Normandie, expliquant que "suspendre la distribution d'un journal était un acte particulièrement grave en période de redressement judiciaire".

"La direction dégrade elle-même la situation financière de son propre journal. C'est sûrement la première fois qu'un patron fait grève", a-t-il souligné.

Le 4 pages syndical inséré en milieu de journal ne comportait pas d'insultes même s'il était critique vis-à-vis de la direction, a assuré le syndicaliste.

Au cours d'une assemblée générale le 26 mars, les salariés ont adopté une motion de défiance à l'encontre de leur direction. "On ne peut pas faire confiance à la direction pour nous sortir la tête de l'eau et présenter un plan de redressement valable", avait affirmé Benoît Marin-Curtoud.

La Société normande de presse d'édition et d'impression (SNPEI), filiale du Groupe Hersant Média (GHM), qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et le Progrès de Fécamp a été placée en redressement judiciaire le 29 février.

La direction a présenté depuis un plan de redressement qui prévoit notamment la suppression de 111 postes de travail sur 307.

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