AEF : Saragosse n'a pas l'intention de faire fusionner RFI

Marie-Christine Saragosse, choisie pour présider l'Audiovisuel extérieur de la France, le 30 mars 2011 à Hanoï [Hoang Dinh Nam / AFP/Archives] Marie-Christine Saragosse, choisie pour présider l'Audiovisuel extérieur de la France, le 30 mars 2011 à Hanoï [Hoang Dinh Nam / AFP/Archives]

Marie-Christine Saragosse, choisie pour présider l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), a déclaré mercredi ne pas avoir l'intention de fusionner la radio RFI avec "quoi que ce soit" et dit comprendre "la peur" de ses journalistes "de disparaître" après deux plans sociaux.

"Je n'ai pas l'intention de fusionner RFI avec quoi que ce soit. Il va falloir qu'on me fasse confiance et qu'on me croie", a dit Mme Saragosse devant la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale.

Interrogée par plusieurs députés sur ses projets concernant RFI, France 24 et MCD, la filiale arabophone de RFI, Mme Saragosse a confirmé que les trois rédactions seront séparées.

Son prédécesseur, Alain de Pouzilhac, a été contraint de démissionner de la présidence de l'AEF le 12 juillet après avoir été désavoué par le gouvernement sur son projet de fusionner les rédactions.

Au sujet du projet de déménagement de la rédaction de RFI de la Maison de la radio, à Paris, à Issy-les-Moulineaux, Mme Saragosse a estimé qu'il passait mal auprès des salariés parce que ces derniers se sont sentis "contraints".

"Bien sûr qu'il y a des problèmes techniques" qui expliquent les réticences au déménagement mais, selon Mme Saragosse, il y a aussi "une accumulation de blessures. On ne vit pas impunément deux plans sociaux. Je comprends la peur de disparaître" des journalistes de RFI.

Elle a suggéré que la loi sur l'audiovisuel public qui sera débattue en 2013 puisse "affirmer l'identité de RFI pour que cette peur de disparaître laisse en paix les salariés de RFI afin qu'ils puissent se recentrer sur les vrais enjeux".

Mme Saragosse a insisté sur le fait que son mode de gestion sera basé sur la concertation, à contre-courant de Alain de Pouzilhac.

"Je n'arrive pas avec des projets ficelés, parce que je sais que les salariés ont beaucoup de choses à apporter", a-t-elle déclaré.

"Plus on met les mains dans le cambouis, plus on prend les bonnes décisions. J'ai besoin que les salariés m'aident à mettre les mains dans le cambouis pour prendre les bonnes décisions (...) j'ai besoin de travailler avec eux", a-t-elle dit.

La commission des Affaires culturelles de l'Assemblée a voté mercredi, mais le résultat ne sera connu que le 3 octobre, en même temps que celui de la commission correspondante du Sénat. Mme Saragosse, actuellement directrice de TV5Monde, doit être nommée par décret.

Un conseil d'administration est prévu à l'AEF le 16 octobre, date à laquelle elle devrait officiellement prendre les rênes du holding.

"Le personnel attend beaucoup de Madame Saragosse: un vrai projet éditorial qui mobilise les équipes, une pérennisation des moyens financiers et que RFI soit protégé par un budget dédié dans une loi", a résumé Elisa Drago, du syndicat SNJ-CGT de RFI.

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