Marche de 10 000 Indiens au Guatemala

Quelque 10.000 indiens et paysans du Guatemala venus du nord du pays ont conclu mardi une marche de neuf jours et 214 kilomètres vers la capitale pour demander aux autorités l'annulation de leurs dettes et la fin de l'exploitation minière sur leur territoire d'origine.[AFP]

Quelque 10.000 indiens et paysans du Guatemala venus du nord du pays ont conclu mardi une marche de neuf jours et 214 kilomètres vers la capitale pour demander aux autorités l'annulation de leurs dettes et la fin de l'exploitation minière sur leur territoire d'origine.

La marche, principalement composée d'hommes mais aussi de quelques femmes portant des bébés, est arrivée à la mi-journée Place de la Constitution, au centre de la capitale guatémaltèque, où les manifestants attendaient que le président Otto Perez reçoive leurs représentants.

Les marcheurs, partis le 19 mars de Coban, dans le nord du pays, ont parcouru de 20 à 30 kilomètres par jour et étaient rassemblés sous la bannière de l'association Comité d'unité paysanne (CUC), créée dans les années 1970 par Vicente Menchu, le père du Prix Nobel de la Paix 1992 Rigoberta Menchu.

"Nous refusons qu'ils exploitent l'eau! Plus de mines sur nos terres! C'est ce que nous exigeons aujourd'hui", haranguait au mégaphone le responsable du CUC Daniel Pascual, jurant que les marcheurs ne quitteraient pas la place tant qu'ils ne seraient pas reçus par le président.

Parmi leurs revendications, figure l'apurement d'un total de 100 millions de dollars de dettes contractées auprès de l'Etat pour acheter des terres qui se sont révélées selon eux non productives.

Ils réclament également l'annulation de quelque 400 concessions minières accordées sur leur territoire, après une consultation populaire ayant rejeté l'exploitation minière.

Le président Perez, en fonctions depuis le 14 janvier, s'était déplacé à la rencontre des marcheurs en fin de semaine dernière pour écouter leurs revendications. Il a proposé la mise en place d'une table ronde "de haut niveau" pour étudier les exigences indiennes.

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