Pas d'observateurs japonais au tir de la fusée nord-coréenne

Le Japon a rejeté une invitation de la Corée du Nord à envoyer des observateurs assister au lancement d'une fusée que Tokyo et ses alliés soupçonnent d'être en fait un essai de missile, a-t-on annoncé mardi de source officielle.[AFP/Archives]

Le Japon a rejeté une invitation de la Corée du Nord à envoyer des observateurs assister au lancement d'une fusée que Tokyo et ses alliés soupçonnent d'être en fait un essai de missile, a-t-on annoncé mardi de source officielle.

"Il est inopportun qu'un quelconque responsable japonais assiste à ce lancement", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Osamu Fujimura, confirmant qu'une invitation avait bien été adressée par Pyongyang à l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise (Jaxa).

"Le Japon a demandé à la Corée du Nord de ne pas lancer de fusée", a-t-il souligné.

A l'occasion du 100e anniversaire, le 15 avril, de la naissance de Kim Il-Sung, fondateur de la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC), les autorités nord-coréennes ont annoncé le lancement entre le 12 et le 16 avril d'une fusée qui placera en orbite un satellite d'observation à usage civil.

Mais les Etats-Unis et leurs alliés, notamment sud-coréens et japonais, y voient un test déguisé de missile balistique à longue portée, en violation des résolutions de l'ONU.

L'invitation de Pyongyang, émanant du Comité coréen de la technologie spatiale, est "probablement la première du genre", a déclaré le porte-parole de la Jaxa, Tetsuya Sakashita.

Il a précisé qu'elle avait été transmise en personne à Tokyo par des responsables de l'Association générale des résidents coréens au Japon, qui fait fonction d'ambassade officieuse de Pyongyang en l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays.

Le premier étage de la fusée doit tomber en mer Jaune, à l'ouest de la péninsule coréenne, et le deuxième étage à l'est des Philippines, en survolant une partie des îles d'Okinawa (sud du Japon).

Le Premier ministre japonais Yoshihiko Noda a ordonné que les forces armées nippones détruisent la fusée au cas où elle menacerait le Japon.

La Corée du Sud a également prévenu de son côté qu'elle pourrait détruire en vol le lanceur s'il se dirigeait vers son territoire.

En avril 2009, la Corée du Nord avait déjà procédé à un tir censé mettre en orbite un satellite. La fusée, lancée vers l'est, avait survolé le nord de l'archipel nippon avant de s'abîmer dans le Pacifique.

Le Conseil de sécurité de l'ONU avait condamné ce tir et alourdi les sanctions à l'égard du régime nord-coréen.

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Photographie fournie le 13 avril 2017 par le Centre national d'etudes spatiales (CNES), Airbus Defense and Space et le site 38 North, montrant une image satellite prise le 12 avril 2017 du site d'essais nucléaires nord-coréen de Punggye-ri  [HO / CNES/AFP]
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