Soudan : l'ONU craint une escalade

Mme Navi Pillay, Haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme, a vivement condamné jeudi les propos tenus par le Gouverneur de la région du Sud-Kordofan au Soudan, Ahmed Haroun, qui "pourraient conduire à une escalade de la violence" dans cette région[AFP/Archives]

Mme Navi Pillay, Haut-commissaire des Nations unies aux Droits de l'Homme, a vivement condamné jeudi les propos tenus par le Gouverneur de la région du Sud-Kordofan au Soudan, Ahmed Haroun, qui "pourraient conduire à une escalade de la violence" dans cette région.

Dans un communiqué du Haut-Commissariat, Mme Pillay indique que M. Haroun, "qui a déjà été inculpé pour crimes de guerre et pour crimes contre l'humanité devant la Cour Pénale internationale", a été filmé en train de déclarer à des soldats soudanais de ne pas ramener de prisonniers vivants (ndlr des rebelles), mais de "laisser la place propre, balayée, et récurée".

Le gouvernement de l'Etat du Sud-Kordofan a entretemps indiqué que les propos de M. Haroun avaient été tirés de leur contexte, et qu'il était en train d'essayer de remonter le moral des soldats confrontés à des rebelles dans la région.

"Nous ne savons que peu de choses sur l'ampleur des opérations militaires au Sud-Kordofan, car nous n'avons pas accès dans cette région", a poursuivi Mme Pillay, en ajoutant "qu'en août dernier, nous avons décelé des violations de droits humains qui pourraient être considérés comme des crimes contre l'humanité ou des crimes de guerre survenus au Sud-Kordofan".

Un rapport a fait état de "tueries extra-judiciaires, d'arrestations arbitraires, détentions illégales, disparitions forcées, attaques contre les civils, destruction des habitats", ainsi que de déplacements massifs de population.

"Il est essentiel de mener une enquête indépendante et objective sur ces allégations, et que le gouvernement régional assure le libre-accès aux observateurs des droits de l'homme ainsi qu'aux agences humanitaires", a ajouté Mme Pillay.

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