Colombie : l'officialisation du processus de paix entre le gouvernement et les Farc est imminente

Le gouvernement de Colombie et la guérilla des Farc devraient officialiser ce mardi l'ouverture prochaine de négociations de paix historiques, après le succès d'une série de réunions entre le gouvernement et la rébellion marxiste à La Havane.[PRESIDENCIA] Le gouvernement de Colombie et la guérilla des Farc devraient officialiser ce mardi l'ouverture prochaine de négociations de paix historiques, après le succès d'une série de réunions entre le gouvernement et la rébellion marxiste à La Havane.[PRESIDENCIA]

Le gouvernement de Colombie et la guérilla des Farc devraient officialiser ce mardi l'ouverture prochaine de négociations de paix historiques, après le succès d'une série de réunions entre le gouvernement et la rébellion marxiste à La Havane.

Le chef de l'Etat colombien, Juan Manuel Santos, va s'adresser dans la journée au pays pour l'informer des "avancées dans les discussions exploratoires avec les Farc", a indiqué la présidence.

M. Santos, qui a révélé il y a une semaine l'existence de contacts avec la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), devrait officialiser la tenue prochaine de négociations de paix historiques, après 48 ans de conflit armé.

Une allocution solennelle, retransmise à la télévision et la radio depuis le palais présidentiel de Bogota, est prévue à 12H30 (17H30 GMT).

La veille, le président colombien, à mi-mandat avant les élections de 2014, avait estimé que le processus de paix devrait "commencer dans quelques semaines".

"Nous avons devant nous le défi d'accompagner le processus qui doit commencer dans quelques semaines pour chercher la paix dans ce pays", avait-il indiqué avant d'ajouter : "un processus qui sera sans doute difficile"...

Après une série de contacts noués entre le gouvernement et les Farc à La Havane, des négociations devraient s'ouvrir en octobre prochain en Norvège puis à Cuba, selon des informations parues dans la presse colombienne.

L'agenda devrait aborder plusieurs points délicats comme la question agraire, celle du trafic de drogue ou encore l'instauration d'un cessez-le-feu et la réinsertion des guérilleros sur la scène politique.

De son côté, la guérilla des Farc a aussi prévu de tenir une conférence de presse dans la capitale cubaine, environ une heure après l'allocution du président colombien.

"Nous vous informons de la tenue d'une conférence de presse des Farc de Colombie", a indiqué le ministère cubain des Affaires étrangères dans un communiqué.

Cette conférence se déroulera au Palais des conventions de La Havane, siège régulier de conférences scientifiques et où se réunit également deux fois par an le Parlement cubain.

Issue d'une insurrection d'origine paysanne en 1964, la guérilla des Farc, la principale de Colombie, compte selon les autorités environ 9.200 combattants, essentiellement repliés dans les régions rurales.

Son chef suprême, Rodrigo Londoño, connu sous le nom de guerre de "Timochenko", a confirmé la volonté de la rébellion de participer à un processus de paix, affirmant "arriver sans rancoeur ni arrogance à la table" des négociations, dans une vidéo diffusée lundi sur internet.

Les rapprochements entre gouvernement et guérilla se sont accentués depuis l'arrivée de M. Santos au pouvoir en 2010. Ce dernier a toujours prôné la recherche d'une solution négociée, se démarquant de son prédécesseur Alvaro Uribe, partisan d'une politique à poigne.

Sous l'impulsion de M. Uribe et avec l'aide militaire des Etats-Unis, la guérilla a vu ses troupes fondre de moitié en 10 ans, puis a perdu au cours des deux dernières années sous le feu de l'armée à la fois son chef militaire Jorge Briceño et son numéro un Alfonso Cano.

Nommé de son côté fin 2011 à la tête des Farc, après la mort de Cano, "Timochenko" a lancé à plusieurs reprises un appel à la paix, proposant au début de l'année dans une lettre au président Santos une "table de discussions, face au pays".

La guérilla s'était aussi engagée depuis février à renoncer à la pratique des enlèvements contre rançon, avant de libérer en avril les 10 derniers policiers et militaires encore détenus en otage.

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