Le Parlement birman vote une loi sur l'investissement étranger

Le Parlement birman a voté vendredi une loi censée favoriser l'afflux de capitaux étrangers dans le pays, engagé dans une dynamique de réformes politiques et économiques insufflées par le gouvernement "civil" de l'ancien général Thein Sein. [POOL] Le Parlement birman a voté vendredi une loi censée favoriser l'afflux de capitaux étrangers dans le pays, engagé dans une dynamique de réformes politiques et économiques insufflées par le gouvernement "civil" de l'ancien général Thein Sein. [POOL]

Le Parlement birman a voté vendredi une loi censée favoriser l'afflux de capitaux étrangers dans le pays, engagé dans une dynamique de réformes politiques et économiques insufflées par le gouvernement "civil" de l'ancien général Thein Sein.

"La loi sur l'investissement étranger a été adopté par le Parlement", a déclaré Soe Yin, élu de la majorité, précisant que les parlementaires avaient rejeté le principe controversé d'un plancher d'investissement de 5 millions de dollars, critiqué par l'opposition conservatrice.

Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le gouvernement du président Thein Sein a multiplié les réformes, libérant des centaines de prisonniers politiques et permettant notamment l'élection comme députée de l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

Thein Sein a promis de faire de l'économie sa priorité lors d'une deuxième vague de réformes, visant une croissance annuelle de 7,7% sur cinq ans.

Mais l'activité législative a ralenti, conservateurs et hommes d'affaires liés à l'ancienne junte s'opposant notamment au contenu de la loi sur l'investissement étranger qu'ils jugeaient trop libérale et défavorables aux petites et moyennes entreprises (PME) locales.

Ils s'inquiétaient en particulier du seuil minimum de 5 millions de dollars imposés aux investisseurs étrangers pour obtenir leur ticket d'entrée sur le marché birman tout en leur interdisant d'y contrôler plus de 49% du capital d'une société-conjointe.

De ce fait, cette disposition obligeait leurs partenaires birmans à trouver plus de 5 millions de dollars, une gageure pour la plupart des PME du pays.

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