La Somalie élit son nouveau président

Sauf contre-temps de dernière minute, la Somalie aura lundi un nouveau président, à l'issue d'un vote de son Parlement et d'un processus que certains, Nations unies en tête, qualifient "d'historique" pour sortir le pays de deux décennies de guerre civile et de chaos politique. [AFP] Sauf contre-temps de dernière minute, la Somalie aura lundi un nouveau président, à l'issue d'un vote de son Parlement et d'un processus que certains, Nations unies en tête, qualifient "d'historique" pour sortir le pays de deux décennies de guerre civile et de chaos politique. [AFP]

Sauf contre-temps de dernière minute, la Somalie aura lundi un nouveau président, à l'issue d'un vote de son Parlement et d'un processus que certains, Nations unies en tête, qualifient "d'historique" pour sortir le pays de deux décennies de guerre civile et de chaos politique.

L'élection, à laquelle 25 personnes, dont le président sortant Sharif Cheikh Ahmed, sont candidates, doit parachever une transition parrainée par l'ONU et destinée à doter d'institutions stables un pays privé de réel gouvernement central depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Depuis cette date, la Somalie est livrée aux chefs de clans, seigneurs de guerres, groupes islamistes et gangs criminels.

Les tentatives pour restaurer une autorité centrale ont échoué les unes après les autres. Les autorités de transition qui cèdent aujourd'hui la main, mises en place il y a huit ans et soutenues ces dernières années à bout de bras par la communauté internationale, terminent leur mandat sur un même échec.

Pour l'ONU, le vote de lundi, qui peut encore être reporté, est la meilleure chance pour la paix en plus de 20 ans. Des analystes craignent cependant que les mêmes figures et le même système pourtant gangrené par la corruption restent au pouvoir.

Les députés choisiront le président dans un scrutin à bulletin secret.

Intervenant ce week-end devant eux, comme une dizaine d'autres candidats, Sharif Cheikh Ahmed, élu en 2009 après avoir rallié les institutions de transition qu'il combattait auparavant à la tête d'une rébellion islamique, a défendu les progrès faits en matières économique et sécuritaire sous son mandat.

Le personnage est cependant controversé : en juillet, un rapport de l'ONU estimait que sous son autorité, "détournements de fonds systématiques, accaparement pur et simple de fonds et vols d'argent public sont devenus des systèmes de gouvernement".

Parmi ses principaux adversaires lundi figure l'actuel Premier ministre Abdiweli Mohamed Ali, formé aux Etats-Unis et qui a lui-aussi défendu les avancées en matière de "construction de la paix" et de "bonne gouvernance" ces derniers mois en Somalie.

L'élection du président se déroule alors que la force de l'Union africaine dans le pays (Amisom), qui intervient en soutien des forces gouvernementales, a infligé une série de revers militaires à la principale rébellion du pays, les islamistes shebab.

Les shebab, ralliés à Al-Qaïda, ont été chassés de la capitale Mogadiscio en août 2011 et, confrontés aux offensives conjuguées de l'Amisom et de troupes éthiopiennes entrées en novembre dans le pays, ont perdu plusieurs bastions depuis. Mais ils continuent de contrôler de larges portions du centre et du sud somaliens et restent, selon les analystes, une sérieuse menace à la paix.

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