Les propriétaires de l'usine de Karachi accusés de meurtre (police)

Les autorités pakistanaises ont accusé de meurtre les trois propriétaires de l'usine de textile de Karachi qui a pris feu mardi soir, causant la mort de 289 ouvriers, ont indiqué jeudi des sources policières. [AFP] Les autorités pakistanaises ont accusé de meurtre les trois propriétaires de l'usine de textile de Karachi qui a pris feu mardi soir, causant la mort de 289 ouvriers, ont indiqué jeudi des sources policières. [AFP]

Les autorités pakistanaises ont accusé de meurtre les trois propriétaires de l'usine de textile de Karachi qui a pris feu mardi soir, causant la mort de 289 ouvriers, ont indiqué jeudi des sources policières.

"Nous avons déposé des accusations de meurtre contre les propriétaires de l'usine....car ils ont négligé de fournir la sécurité adéquate aux employés de l'usine, ce qui a causé la mort de centaines de personnes", a dit à l'AFP Mohammad Nawaz Gondal, un haut responsable de la police locale.

Les accusations ont été enregistrées au nom de l'Etat contre les propriétaires de la compagnie Ali Enterprises Abdul Aziz, Mohammad Arshad et Shahid Bhaila ainsi que le direction de l'usine, a indiqué ce responsable. D'autres sources policières ont confirmé cette information à l'AFP.

Les autorités de la province du Sindh avaient déjà publiquement annoncé que les propriétaires allaient être inculpés pour négligence criminelle, mais pas directement pour meurtre dans cette affaire.

Le gouvernement de la province a aussi nommé le juge à la retraite Zahid Qurban Alvi pour diriger l'enquête sur les causes de cet incendie et les mesures qui auraient dû être prises pour minimiser le nombre de morts. Si des responsables gouvernementaux sont impliqués dans cette affaire, ils pourraient être aussi accusés de meurtre, a précisé la police.

Selon les pompiers de Karachi, les ouvriers ont été prisonniers de leur usine en piteux état, à la ventilation déficiente, et sans sortie de secours, ce qui a alourdi le bilan des victimes. Des employés sont morts étouffés, leurs corps a ensuite été retrouvé calciné.

La police tentait toujours jeudi de mettre la main sur les propriétaires de l'usine qui ont été placés sur une liste spéciale leur interdisant de quitter le territoire pakistanais.

Vous aimerez aussi

Asma Nawab, ancienne détenue, est libérée et retourne chez elle, à Karachi au Pakistan, le 7 avril 2018 [RIZWAN TABASSUM / AFP/Archives]
Justice Au Pakistan, une erreur judiciaire jette une lumière crue sur les failles du système
Pakistan : des femmes s'émancipent en deux-roues
conduite Pakistan : des femmes s'émancipent en deux-roues
Pakistan : un pont s'effondre, au moins 5 morts et 12 disparus
Accident Pakistan : un pont s'effondre, au moins 5 morts et 12 disparus

Ailleurs sur le web

Derniers articles