Obama reprend son thème du "changement"

Le président américain Barack Obama prononce un discours de campagne à Woodbridge, en Virginie, le 21 septembre 2012 [Saul Loeb / AFP] Le président américain Barack Obama prononce un discours de campagne à Woodbridge, en Virginie, le 21 septembre 2012 [Saul Loeb / AFP]

Le président Barack Obama a repris vendredi ses thèmes fétiches du "changement" et du rassemblement de tous ses compatriotes, en égratignant son adversaire Mitt Romney pour ses déclarations sur les "47%" d'Américains à la mentalité de "victimes".

Dans un discours à Woodbridge (Virginie, est), le dirigeant démocrate sortant, qui affrontera M. Romney le 6 novembre pour tenter de se maintenir au pouvoir quatre années supplémentaires, a contré le républicain qui avait tenté la veille d'endosser le costume de champion du changement et de l'oecuménisme.

"Je peux changer Washington. Je ferai changer Washington. Nous y parviendrons de l'intérieur, les républicains et les démocrates se retrouveront. Lui, il ne peut pas le faire. Son slogan était +oui, c'est possible+, maintenant son slogan est +non, je ne peux pas+. Le temps est venu pour un nouveau président", avait assuré M. Romney en Floride (sud-est).

"De quel coup de l'intérieur parle-t-il?", s'est interrogé M. Obama, en employant le terme "inside job", utilisé par exemple lorsqu'un employé vole sa propre banque. "Nous ne voulons pas d'un coup de l'intérieur. Nous voulons du changement à Washington", s'est écrié M. Obama.

"Et depuis le début de cette campagne, nous avons toujours dit que le changement prend plus d'un mandat ou même plus d'un président, et de toutes façons plus d'un parti", a-t-il ajouté.

Et "cela ne pourra pas avoir lieu si vous passez la moitié du pays par pertes et profits avant même d'avoir pris vos fonctions", a encore affirmé le président, une allusion directe aux propos de M. Romney sur les "47%" qui le poursuivent depuis lundi.

Dans une vidéo volée publiée par le journal de gauche Mother Jones, M. Romney assure que "47% voteront pour le président quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux (...) Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts".

A ce sujet, M. Obama a remarqué "qu'en 2008, 47% du pays n'a pas voté pour moi. Mais le soir de l'élection, j'ai dit à tous ces Américains que je n'avais peut-être pas eu leur vote, mais que j'avais entendu leur voix, et que je serais leur président".

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