La CEDH autorise l'extradition de l'islamiste Abou Hamza

L'imam radical Abou Hamza (c), le 2 avril 2004 à Londres [Odd Andersen / AFP/Archives] L'imam radical Abou Hamza (c), le 2 avril 2004 à Londres [Odd Andersen / AFP/Archives]

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a définitivement rejeté lundi une requête de l'imam radical Abou Hamza contre son extradition par le Royaume-Uni vers les Etats-Unis, ouvrant ainsi la voie à cette extradition.

Evoquant le dernier recours que M. Hamza avait intenté contre une précédente décision des juges européens en faveur de son extradition, la Cour a déclaré lundi dans un communiqué: "aujourd'hui, la Grande chambre a décidé de rejeter cette requête. Cela signifie que le jugement du 10 avril 2012 est définitif".

Le 10 avril, la CEDH avait ouvert la porte à l'extradition de Abou Hamza et de quatre autres terroristes présumés, en estimant que les lourdes peines de prison qu'ils encouraient aux Etat-Unis n'étaient "pas grossièrement disproportionnées" eu égard aux faits de terrorisme qui leur sont reprochés.

Borgne et manchot équipé d'un crochet, Mustafa Kamal Mustafa, dit Abou Hamza al-Masri, est visé en tout par onze chefs d'accusation liés au terrorisme. Il est notamment accusé par Washington d'avoir pris part à l'enlèvement de seize touristes occidentaux au Yémen en 1998, dont quatre étaient morts lors d'une opération de l'armée yéménite.

Il aurait aussi facilité la mise en place d'un camp d'entraînement terroriste aux Etats-Unis en 2000-2001 et aidé le financement de candidats au jihad désireux de se rendre au Proche-Orient pour y subir un entraînement à des actes terroristes.

Il est visé en tout par onze chefs d'accusation liés au terrorisme.

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