Donald Trump est «un sociopathe», selon son ex-biographe

le journaliste décrit quelqu’un ayant de gros problèmes de concentration. [TIMOTHY A. CLARY / AFP]

Effrayé de voir Donald Trump aux portes du pouvoir, son ancien biographe, auteur du fameux «Trump, the art of the deal» (L'art de la négociation), livre un portait peu reluisant de celui qui vient d'être investi par les Républicains pour la présidentielle américaine.

«The art of the deal», à mi-chemin entre la biographie et le manuel du parfait entrepreneur, a forgé l’image d’homme d’affaires impitoyable que l’on a de Donald Trump. Il est en réalité du fait de Tony Schwartz, un journaliste, qui a suivi le businessman pendant dix mois entre 1985 et 1986 pour lui servir de plume. Le résultat : un énorme succès en librairie et des millions de dollars de bénéfices pour le milliardaire.

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Pourtant, derrière l’image de Donald Trump dégagée par le livre, tout n’est pas aussi rose que ce que l’on veut nous montrer. Tony Schwartz, qui s’est exprimé dans le New Yorker, en atteste. «J’ai mis du rouge à lèvres à un cochon, explique-t-il. J’ai beaucoup de remords sur le fait d’avoir contribué à présenter Trump de telle sorte que l'on porte davantage attention à lui et qu'il ait l'air plus attrayant qu’il ne l’est vraiment.»

Un sociopathe mythomane

Il décrit ainsi quelqu’un ayant de gros problèmes de concentration, proche d’un «maternelle qui ne peut pas rester assis en classe». «C’est impossible de le garder concentré sur quelque sujet, mis à part sur sa propre gloire, plus de quelques minutes et encore…», assène–t-il avant d’ajouter que «si [Donald Trump] devait être mis au courant sur une crise dans la Situation Room (la cellule de crise de la Maison Blanche ndlr), je l’imagine mal être concentré durant un long moment.»

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Comparant volontiers le milliardaire à un «sociopathe» mythomane, le journaliste va même plus loin en laissant transparaitre ses craintes en cas d’élection de l’homme d’affaires au poste de président des Etats-Unis en novembre prochain. «Je pense sincèrement que si Trump gagne et obtient les codes nucléaires, il y a une grande chance que cela conduise à la fin de notre civilisation», prophétise-t-il, convaincu.

L'art du repentir

Aujourd’hui Tony Schwartz en a fini avec «The art of the deal». S’il touchait jusqu’ici les royalties des ventes du livre, il les reverse maintenant à des associations caritatives, défendant notamment, comme un pied de nez à Donald Trump, les droits des populations immigrées et les victimes de tortures. S’il portera «ce fardeau le restant de [ses] jours», ces dons lui permettent certainement de mieux dormir la nuit. 

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