Près de 25% de la population mondiale pourrait être obèse en 2045

Dans son documentaire «Supersize Me» (2003), Morgan Spurlock décide de se nourrir matin, midi et soir dans un fast food, après avoir appris que deux jeunes américaines avaient porté plainte contre une célèbre chaîne de restauration, la tenant responsable de leur obésité. Les effets sur sa santé et son moral se font ressentir quelques jours plus tard...[Capture d'écran Youtube / Supersize me / Pepe Carpentaria]

Un enjeu sanitaire à l'échelle planétaire. Si la tendance actuelle se confirme, près d'un quart (22%) de la population mondiale sera obèse en 2045.

Tel est l'avertissement de chercheurs danois et britanniques qui ont présenté leurs conclusions ce mercredi 23 mai au Congrès européen sur l'obésité à Vienne.

Selon eux, cette hausse de l'obésité s'accompagnera d'une augmentation des cas de diabète de type 2, qui passeront de 9% de la population mondiale en 2017 à 12% en 2045, soit une personne sur huit.

«Le coût pour les systèmes de santé sera énorme», a prédit l'un des chercheurs, le docteur Moses.

Ils ne sont pas fatalistes pour autant, et estiment que : «le cours des choses peut être inversé, mais il faut pour cela des politiques volontaristes et coordonnées».

Hausse de la mortalité

Cette augmentation de l'obésité va de pair avec une hausse de la mortalité due aux maladies cardio-vasculaires et à certains cancers.

En conséquence, l'Organisation mondiale de la santé exhorte à la vigilance quant à notre alimentation et à notre mode de vie.

L'OMS conseille ainsi de limiter la consommation de lipides et de sucres et d'avoir une activité physique régulière.

Selon les auteurs des travaux dévoilés mercredi, pour stabiliser les cas de diabète de type 2 dans le monde autour de 10% en 2045, il faudrait faire baisser le taux d'obésité à 10% de la population mondiale.

«Chaque pays est différent, du point de vue génétique, social et environnemental, c'est pourquoi il n'y a pas de recette unique. Chaque pays doit privilégier la stratégie qui lui correspond le mieux», conclut le docteur Moses.

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