Etats-Unis – Publié le 15 mars à 09:54 – Mis à jour le 15 mars 2016 à 12:18

Donald Trump visé par une enquête, après des violences dans l'un de ses meetings

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Donald Trump visé par une enquête, après des violences dans l'un de ses meetings

La police de Caroline du Nord cherche à savoir si le candidat républicain a incité les violences survenues lors d'un meeting le 10 mars. Des incidents de plus en plus fréquents ces derniers jours à l'approche d'un nouveau "Super Tuesday".

Les meetings de Donald Trump, candidat à l'investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle, sont de plus en souvent émaillés d'incidents. Le 10 mars dernier, à Fayetteville (Caroline du Nord), un jeune afro-américain de 26 ans, Rakeem Jones, opposant au milliardaire, était frappé au visage par un militant de 78 ans. L'homme, inculpé pour agression, voies de fait et trouble à l'ordre public, doit être prochainement jugé. Il avait déclarésuite à son arrestation que lui et d'autres "pourraient devoir tuer" Rakeem Jones.

Beaucoup d'adversaires du candidat, aux discours souvent provocateurs,  accusent le candidat  d'inciter ses partisans à la violence et de créer un climat de plus en plus délétère autour de ses meetings. Le bureau du shérif du comté de Cumberland ne veut rien exclure :

Nous continuons d'examiner toutes les circonstances, y compris tout chef d'accusation supplémentaire contre M. McGraw, y compris la possibilité que l'attitude de M. Trump ou de la campagne de M. Trump ait atteint un niveau incitant à l'émeute, et y compris les actions ou les inactions de nos agents.

Un climat "toxique"

D'autres incidents ont émaillé la campagne ces derniers jours. Le 11 mars, le milliardaire avait dû annuler sa venue dans une université de Chicago, après plusieurs accrochages violents entre ses partisans et des manifestants, dont plusieurs représentants des communautés noire et hispanique. Le lendemain, un spectateur franchissait le cordon de sécurité. Ce lundi 14 mars, un autre meeting en Caroline du Nord avait été interrompu par d'autres manifestants.

"Les services secrets ont fait un excellent travail en arrêtant le déséquilibré qui courrait vers la scène. Il a des liens avec l'Etat islamique. Il devrait être en prison !"

À quelques heures d'un vote dans plusieurs États très disputés, dont la Floride, les challengers de Donald Trump se saisissent de ces échauffourées et ces chahuts. John Kasich, qui dénonce l'atmosphère "toxique" dans ces réunions, a notamment demandé à son équipe de  compiler les exemples d'appel à la violence de la part du milliardaire. Marco Rubio a déclaré de son côté que l'Amérique se transformait en une "nation où les gens se détestent les uns les autres".

Le principal rival de Donald Trump, Ted Cruz est lui aussi monté au créneau après les violences à Chicago :

Quand vous menez une campagne qui manque de respect aux électeurs, quand vous menez une campagne qui encourage explicitement la violence, quand vous menez une campagne qui se retrouve mêlée à des allégations d'agression physiques contre des journalistes, vous créez un environnement qui ne fait qu'encourage cette espèce de discours épouvantable.

Article rédigé par la rédaction web de CNews (avec AFP) - Photo : Un cordon de sécurité autour de Donald Trump le 12 février après l'irruption sur scène d'un spectateur (Lisa Powell / AP)