Turquie – Publié le 16 juillet à 12:31 – Mis à jour le 28 novembre 2016 à 16:11

[LIVE] Turquie ► De nombreuses personnalités arrêtés dans le sud-est à majorité kurde

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[LIVE] Turquie ► De nombreuses personnalités arrêtés dans le sud-est à majorité kurde

Après la tentative de coup d'Etat avortée par des militaires vendredi 15 juillet, une violente riposte d'Ankara se met en place, avec notamment des purges dans les médias, l'armée et les universités. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a instauré l'état d'urgence pour 3 mois, réclame l'extradition du prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'être lié à la tentative de putsch.

28 novembre 15h50► Hommages et colère un an après la mort par balle d'un avocat kurde

Qui a tué Tahir Elçi ? Un an après la mystérieuse mort par balle de ce célèbre avocat kurde, des centaines de personnes lui ont rendu hommage lundi à travers la Turquie, et critiqué la lenteur de l'enquête.

Tahir Elçi, bâtonnier de l'ordre des avocats de Diyarbakir, principale ville du sud-est à majorité kurde de la Turquie, a été tué le 28 novembre 2015 d'une balle dans la tête au cours d'une fusillade entre la police et des hommes armés présentés par les autorités comme des rebelles du PKK.

La mort violente de ce défenseur de la cause kurde a choqué un pays ensanglanté par la reprise des combats entre forces de sécurité et membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984. Deux soldats ont été tués lundi lors d'une embuscade du PKK à Tunceli (sud-est), selon l'agence de presse Dogan.

Des centaines de personnes ont déposé des fleurs près d'une mosquée historique de Sur, à Diyarbakir, au pied de laquelle Tahir Elçi a été tué à 49 ans.

25 novembre 17h20► Des enseignants réintègrent leurs postes

Plus de 6.000 enseignants turcs qui avaient été suspendus après le putsch manqué en juillet ont été rétablis dans leurs fonctions, a annoncé vendredi le ministère de l'Education. Ils étaient soupçonnés d'avoir des liens avec des organisations terroristes ont réintégré leur poste", a indiqué le ministère de l'Education sur son compte Twitter.

25 novembre 16h22 ► Un possible rétablissement de la peine capitale en Turquie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé vendredi qu'il promulguerait le rétablissement de la peine capitale si le Parlement le votait, faisant fi des avertissements de l'Union européenne qui considère qu'une telle mesure est incompatible avec une adhésion au bloc.

En réponse à une foule qui scandait "Nous voulons la peine de mort", M. Erdogan a déclaré: "Lorsque vous la demandez, cela dérange ces messieurs". "Qu'ai-je dit ? Que je validerais cette décision si elle passait par le Parlement", a déclaré le chef de l'Etat turc à Istanbul.

22 novembre 10h35 ► plus de 15.000 fonctionnaires supplémentaires limogés

Plus de 15.000 fonctionnaires supplémentaires ont été limogés par le gouvernement turc dans le cadre des purges lancées après la tentative de coup d'Etat en juillet, selon deux décrets parus mardi au Journal officiel. Selon ces décrets, 15.726 personnes ont été limogées, dont près de 7.600 membres des forces de la sécurité intérieure, 2.700 du ministère de l'Intérieur et quelque 1.200 de l'enseignement.

Par ailleurs, 550 associations, neuf médias et 19 structures médicales privées ont été fermés par ces décrets. Depuis le putsch manqué, plus de 35.000 personnes ont été arrêtées en Turquie et plusieurs dizaines de milliers de professeurs, policiers et magistrats, notamment, ont été limogés ou suspendus.

Par ailleurs, 20 employés de la prison de Silivri (nord-ouest), dont le directeur, ont été placés en garde à vue mardi, soupçonnés d'utiliser une application de messagerie sécurisée prisée des gulénistes.

22 novembre 10h13 ►Retrait du projet de loi controversé sur les agressions sexuelles sur mineurs

Le gouvernement turc a retiré un projet de loi controversé prévoyant l'annulation des condamnations de certains auteurs d'agressions sexuelles sur mineur qui épouseraient leur victime. L'annonce du retrait du texte a été faite par le Premier ministre Binali Yildirim, quelques heures après que le président Recep Tayyip Erdogan a appelé le gouvernement à "régler ce problème dans un esprit de large consensus en prenant en compte les critiques et les recommandations issues des différentes composantes de la société".

Dans son état actuel, le texte, proposé par le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), prévoit de suspendre la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur, sauf s'il s'agit d'un viol, commise avant mi-novembre 2016 si son auteur épouse sa victime. La mesure serait appliquée une seule fois et de manière rétroactive.

"Nous allons renvoyer ce projet de loi en commission afin de parvenir à un texte consensuel, comme l'a demandé le président", a déclaré M. Yildirim à la presse à Istanbul. Selon lui, le retrait du texte, vise aussi "à donner aux partis d'opposition le temps nécessaires pour qu'ils élaborent leurs propositions.

La commission prendra tout en considération et examinera tous les aspects. Une solution sera sûrement trouvée.

21 novembre, 16h31► Le gouvernement turc prêt à modifier un projet de loi sur les agressions sexuelles

Confronté à une vague de critiques, le gouvernement turc a indiqué lundi qu'il était "prêt à étudier" des propositions de l'opposition pour modifier un projet de loi prévoyant l'annulation d'une condamnation pour agression sexuelle sur mineur si l'agresseur épouse sa victime.

Le texte en question, proposé par le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), a suscité l'inquiétude d'ONG de protection de l'enfance, des partis d'opposition et de milliers de citoyens turcs qui ont manifesté au cours du weekend.

Dans son état actuel, il prévoit de suspendre la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur commise "sans contrainte" avant mi-novembre 2016 si son auteur épouse sa victime. La mesure serait appliquée une seule fois et de manière rétroactive.

Si les partis d'opposition CHP (social-démocrate) et MHP (nationaliste) "ont des propositions, alors nous tenons à dire que nous sommes prêts à les étudier", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Numan Kurtulmus, à l'issue d'un conseil des ministres.

21 novembre, 14h13► Deux nouveaux maires arrêtés dans le sud-est

Les autorités turques ont empêché lundi des députés européens de rencontrer le leader du principal parti prokurde, Selahattin Demirtas, écroué dans le cadre d'une enquête pour "terrorisme", a constaté une journaliste de l'AFP.

Le groupe d'une dizaine d'élus du Parti socialiste européen (PSE), emmenés par leur président, le Bulgare Sergueï Stanichev, est resté bloqué devant la porte de la prison d'Edirne (nord-ouest), près d'Istanbul, où M. Demirtas est retenu depuis le début du mois.

"Il n'est pas seul, notre famille politique est solidaire avec lui", a déclaré M. Stanichev lors d'une conférence improvisée devant le centre pénitentiaire, qualifiant l'arrestation de M. Demirtas de "pitoyable" et de "mauvais signal politique de la part des autorités turques".

Cette visite survient plus de deux semaines après le placement en détention des coprésidents du HDP (Parti démocratique des peuples), Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag, accusés d'activités "terroristes" en lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

21 novembre, 11h43► Deux nouveaux maires arrêtés dans le sud-est

Deux maires du sud-est à majorité kurde de la Turquie ont été interpellés lundi dans le cadre d'une enquête sur le "terrorisme", dernières arrestations en date visant les élus locaux prokurdes, a rapporté l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Ahmet Türk, co-maire de Mardin, l'une des principales villes du sud-est du pays, et Emin Irmak, co-maire d'Artuklu, municipalité de la province de Mardin, ont été placés en garde à vue, a indiqué Anadolu. Leur interpellation fait suite à celles, la semaine dernière, de co-maires de Van, Siirt et Tunceli, dans le sud-est de la Turquie.

Les autorités turques ont multiplié ces dernières semaines les suspensions et arrestations d'élus locaux accusés de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée "terroriste" par Ankara, Washington et Bruxelles.

20 novembre, 15H43► 5.000 personnes manifestent contre les arrestations de prokurde dans le pays

Au moins 5.000 personnes ont manifesté dimanche à Istanbul contre les mesures de répression prises par le pouvoir à l'encontre de députés du principal parti prokurde de Turquie et d'autorités locales dans le sud-est du pays.

"Serrons-nous les coudes contre le fascisme" ont scandé les manifestants, en majorité des partisans de la principale formation prokurde de Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP) et du Parti républicain du Peuple (CHP), réunis sur la rive asiatique d'Istanbul.

Dix députés du HD, dont son chef Selahattin Demirtas et sa coprésidente Figen Yukseksag, ont été arrêtés ce mois-ci dans le cadre d'une enquête "antiterroriste" en lien avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Plusieurs maires dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie ont également été arrêtés pour des activités "terroristes" en lien avec les rebelles kurdes.

20 novembre, 10h01► Erdogan évoque une adhésion à l'Organisation de Shanghai

Le président turc Erdogan a affirmé que son pays ne devait pas s'obstiner à essayer d'entrer dans l'Union européenne, suggérant qu'Ankara pourrait rejoindre l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) coparrainé par la Chine et la Russie.

Ces déclarations parues dimanche dans un quotidien turc interviennent alors que les relations entre la Turquie et l'Union européenne sont envenimées par l'ampleur des purges lancées par Ankara à la suite du coup d'Etat avorté du 15 juillet dernier.

Des eurodéputés demandent la suspension des négociations d'adhésion de la Turquie au bloc européen afin de protester contre les atteintes à la vie démocratique, notamment à cause des arrestations de journalistes et de députés prokurdes.

"Certains pourraient me critiquer mais je fais part de mes opinions. Par exemple, je me demande pourquoi la Turquie ne rejoindrait-elle pas l'Organisation de Shanghai?", s'est interrogé Recep Tayip Erdogan, affirmant avoir évoqué l'idée avec les présidents russe et kazakh.

19 novembre, 15h31► L'ONU condamne le projet de loi sur les agressions sexuelles sur mineur

L'ONU a exprimé samedi sa "profonde inquiétude" au sujet du projet de loi déposé au parlement turc qui permet, dans certains cas, d'annuler la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur si l'agresseur épouse sa victime.

"Ces formes abjectes de violence contre des enfants sont des crimes qui devraient être punis en tant que tels, et dans tous les cas, l'intérêt supérieur de l'enfant devrait prévaloir", a déclaré à l'AFP Christophe Boulierac, porte-parole de l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance).

"L'Unicef est profondément inquiète du projet de loi (...) qui introduit une sorte d'amnistie pour les coupables d'abus sur des enfants", a-t-il ajouté.

18 novembre, 20h56► Des officiers turcs demandent l'asile à des pays de l'Otan

Le gouvernement turc a soumis au Parlement une proposition de loi qui permet, dans certains cas, d'annuler la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur si l'agresseur épouse sa victime, suscitant des réactions indignées.

L'assemblée s'est prononcée jeudi soir en première lecture sur le texte, qui doit faire l'objet d'un deuxième vote dans les prochains jours et pourrait concerner 3.000 personnes s'il était adopté.

La mesure permettrait de suspendre la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur commise avant le 11 novembre 2016 si son auteur épouse sa victime. La mesure serait appliquée une seule fois et de manière rétroactive, a précisé vendredi le Premier ministre Binali Yildirim.

Peu convaincue, l'opposition a tiré à boulets rouges sur ce texte, notamment via les réseaux sociaux. "L'AKP (le parti au pouvoir) a fait passer un texte qui pardonne ceux qui épousent l'enfant qu'ils ont violé", a réagi sur Twitter un député de l'opposition sociale-démocrate (CHP), Özgür Özel. Des membres de l'opposition de droite nationaliste (MHP), avec laquelle le parti au pouvoir a formé une alliance pour réformer la Constitution, ont eux aussi exprimé leur opposition.

18 novembre, 13h06► Des officiers turcs demandent l'asile à des pays de l'Otan

Plusieurs officiers turcs de l'Otan ont demandé l'asile dans des pays membres de l'Alliance où ils servaient, à la suite des purges menées après la tentative de coup d'Etat en Turquie, a affirmé vendredi le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

"Il est exact que des officiers turcs employés dans la structure de commandement de l'Otan ont sollicité l'asile dans les pays où ils travaillent", a précisé M. Stoltenberg lors d'une conférence sur la sécurité à Bruxelles.

Le dossier de ces demandes sera "traité et décidé" dans le pays de l'Otan où les militaires turcs ont demandé l'asile, a-t-il précisé. Le chef de l'Otan n'a pas donné d'autres détails. Il a noté néanmoins qu'"un certain nombre de membres du personnel (militaire) turc ont été changés dans la structure de commandement de l'Otan".  

17 novembre, 12h19► Le poste de premier ministre supprimé en cas de régime présidentiel 

Le poste de Premier ministre sera supprimé en Turquie dans le cadre de la réforme constitutionnelle prévue pour instaurer un régime présidentiel renforçant les pouvoirs du chef de l'Etat Recep Tayyip Erdogan, a indiqué jeudi un ministre.

"Il n'y aura pas de poste de Premier ministre dans le nouveau système", a déclaré à l'agence progouvernementale Anadolu le ministre des Eaux et des Forêts, Veysel Eroglu. Selon lui, la présidentialisation du système donnera aussi lieu à la nomination d'un, voire plusieurs, vice-présidents. "Les ministres seront nommés en dehors du Parlement. Le système sera basé sur la séparation entre les pouvoirs exécutif et législatif", a-t-il ajouté.

Il a aussi affirmé qu'aux termes de la réforme constitutionnelle prévue, le président doit être issu d'un parti politique. "La condition d'être membre d'un parti politique est essentielle", a-t-il dit.

17 novembre, 10h31► Une nouveau maire arrêté dans le sud-est à majorité kurde

Le co-maire de la grande ville de Van dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie a été arrêté pour des liens présumés avec les rebelles kurdes et remplacé par un administrateur, ont rapporté jeudi les médias officiels.

Bekir Kaya a été détenu jeudi dans le cadre d'une "enquête terroriste" et remplacé à la tête de la mairie par le gouverneur de la région de Van, Ibrahim Tasyapan, selon l'agence progouvernementale Anadolu. Des mandats d'arrêt ont été émis contre quatre autres responsables de la mairie, selon la même source.

Mercredi, les maires de deux autres villes dans l'est de la Turquie, Siirt et Tunceli, ont également été arrêtés pour des liens présumés avec les rebelles du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste par Ankara, a indiqué Anadolu jeudi. Ces arrestations surviennent dix jours après l'arrestation d'une dizaine de députés du principal parti prokurde de Turquie, dont ses deux coprésidents

16 novembre, 11h57 ► Après les purges, la Turquie chercher à recruter 30.000 nouveaux soldats

La Turquie cherche à recruter plus de 30.000 soldats pour remplacer les militaires limogés dans le cadre des purges menées après le coup d'Etat avorté de la mi-juillet, ont rapporté mercredi les médias officiels.

Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées ou limogées à tous les échelons de l'Etat dans la foulée du putsch manqué, imputé à des éléments de l'armée agissant sous les ordres du prédicateur Fethullah Gülen exilé aux Etats-Unis.

L'armée a été particulièrement touchée par les purges avec quelque 9.000 de ses personnels, dont 118 généraux et amiraux, arrêtés, et des milliers d'autres limogés. Les purges au sein de l'armée sont survenues à un moment critique pour Ankara, dont les troupes mènent des opérations d'envergure contre les jihadistes du groupe Etat islamique dans le nord de la Syrie et contre les rebelles kurdes dans le sud-est de la Turquie.

15 novembre, 22h27 ► Erdogan accuse les médias occidentaux de "sympathies" avec les putschistes

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé mardi les médias occidentaux de sympathies envers le coup d'Etat manqué du 15 juillet visant à l'évincer du pouvoir, lors de l'inauguration officielle d'une nouvelle télévision d'Etat turque en langue anglaise, TRT World.

Dans un discours prononcé depuis son palais présidentiel, marquant l'ouverture formelle de cette chaine d'information, M. Erdogan a répété que des journalistes occidentaux montraient de la sympathie pour le prédicateur Fethullah Gülen, en exil aux Etats-Unis, qu'Ankara juge responsable du putsch manqué.

"Si le coup avait été couronné de succès (...) les médias étrangers auraient mobilisé leurs caméras et leurs stylos pour le légitimer", a-t-il dit. Il a évoqué "l'amère expérience" de la Turquie ces trois dernières années, ajoutant qu'elle avait "bien conscience" de la manière avec laquelle les médias étrangers avaient couvert les protestations de l'année 2013 contre son pouvoir.

14 novembre, 10h05 ► Libéré, le journaliste Olivier Bertrand se dit "déterminé" à continuer son travail en Turquie

Le journaliste français Olivier Bertrand, rentré en France dimanche soir après avoir été retenu pendant trois jours par les autorités turques, s'est dit lundi "déterminé à continuer de travailler sur la Turquie".

Le journaliste du site d'informations Les Jours est même "plus déterminé qu'avant ces trois jours" de rétention, a-t-il écrit dans un message sur Facebook.

"Un grand merci à tous pour votre mobilisation! J'écris pour @Lesjoursfr le récit de ces heures en cellule et ces interrogatoires", a-t-il ajouté sur son compte Twitter. "Ces quelques jours kafkaïens ne sont malheureusement rien à côté de ce que vivent des milliers d'opposants aujourd'hui en Turquie..."

12 novembre, 17h06 ► Mobilisation pour la libération du journaliste français Olivier Bertrand, arrêté en Turquie 

Plusieurs médias français ont réclamé samedi la libération du journaliste français Olivier Bertrand, retenu depuis vendredi par la police en Turquie, alors qu'il effectuait un reportage dans la province de Gaziantep.

Le quotidien Libération, où le journaliste a longtemps collaboré avant de rejoindre le média en ligne Les Jours, a demandé "sa libération immédiate".

Olivier Bertrand "a été arrêté vendredi au cours d'un reportage à Gaziantep. Il travaillait à une série d'articles baptisée la Charnière, consacrée à l'après-coup d'État manqué en Turquie. (...) Libération s'associe à nos confrères des Jours pour exiger sa libération immédiate", a indiqué la société des journalistes dans une tribune en ligne.

Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a "exigé" dimanche la libération d'un journaliste français, Olivier Bertrand, retenu depuis vendredi par la police en Turquie, qualifiant cette détention d'"inadmissible".

"Nous sommes en contact permanent avec lui par notre ambassade. Nous faisons tout pour obtenir sa libération", a déclaré M. Ayrault.

11 novembre, 10h29 ► Arrestation du patron du quotidien d'opposition Cumhuriyet

Le président du directoire du quotidien d'opposition turc Cumhuriyet, Akin Atalay, a été arrêté et placé en garde à vue vendredi, a indiqué le journal dont neuf journalistes avaient été mis en détention la semaine dernière.

M. Atalay a été interpellé à son arrivée à l'aéroport Atatürk d'Istanbul, en provenance d'Allemagne, a précisé sur son site Cumhuriyet, dont neuf journalistes, visés par une enquête sur des "activités terroristes", ont été placés en détention la semaine dernière. Le parquet avait annoncé au moment des arrestations que celles-ci se faisaient dans le cadre d'une enquête pour "activités terroristes" en lien avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen - accusé d'avoir ourdi le putsch avorté de juillet 2016 - et avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

10 novembre, 14h54 ► Le chef du Conseil de l'Europe en Turquie pour évoquer la liberté d'expression

Le dirigeant du Conseil de l'Europe était jeudi à Ankara pour exprimer les inquiétudes européennes liées à l'application de l'état d'urgence instauré après une tentative de putsch en juillet en Turquie, a indiqué un porte-parole à l'AFP.

La visite à Ankara de Thorbjorn Jagland intervient au lendemain de la publication d'un rapport de la Commission européenne qui déplore un "retour en arrière" de la Turquie, en particulier en ce qui concerne la liberté d'expression et l'Etat de droit.

M. Jagland, dont la visite a été annoncée au dernier moment, a rencontré jeudi le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, et devait encore s'entretenir avec le Premier ministre Binali Yildirim, le président Recep Tayyip Erdogan et avec des représentants de l'opposition. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe entend également s'entretenir avec les dirigeants turcs de l'afflux de plaintes émanant de Turcs visés par les purges auprès de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH), qui a indiqué avoir reçu 450 requêtes au cours de la semaine dernière.

31 octobre 08h53 ► Arrestation du rédacteur en chef du journal d'opposition Cumhuriyet

La police turque a arrêté lundi le rédacteur en chef du quotidien d'opposition Cumhuriyet et 13 mandats d'arrêt ont été délivrés à l'encontre d'autres journalistes et responsables du journal, rapportent les médias turcs. Murat Sabuncu a été arrêté et les autorités étaient à la recherche d'Akin Atalay, le président du directoire, et du journaliste Güray Oz, a indiqué l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

Le journal a toutefois affirmé que M. Oz était déjà en détention, de même que plusieurs autres journalistes du quotidien. Anadolu a précisé que les domiciles d'Atalay et de Oz avaient été perquisitionnés. D'après le journal, une perquisition était également en cours au domicile de l'un de ses caricaturistes, Musa Kart.

Selon un communiqué du parquet d'Istanbul cité par Anadolu, plusieurs dirigeants du journal et de la fondation Cumhuriyet, qui possède le quotidien, font l'objet d'une enquête pour des activités en lien avec le mouvement du prédicateur Fethullah Gülen --accusé d'avoir ourdi le putsch raté du 15 juillet dernier -- et avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Cumhuriyet, dernier grand quotidien d'opposition turc, a adopté sous la houlette de Can Dündar, prédécesseur de M. Sabuncu, une ligne dure face au président Erdogan, multipliant les enquêtes embarrassantes pour le pouvoir. A son actif, notamment, la publication de l'un des plus gros coups journalistiques de ces dernières années en Turquie : une enquête affirmant, vidéo à l'appui, que les services secrets turcs ont fourni des armes à des rebelles islamistes en Syrie.

Mis en examen pour "révélation de secrets d'Etat", M. Dündar a fui le pays pour se réfugier en Allemagne, estimant que "faire confiance à cette justice reviendrait à placer sa tête sous la guillotine".

Selon l'ONG turque de défense de la liberté de la presse P24, 127 journalistes, dont des vétérans comme Ahmet Altan et Nazli Ilicak, ont été mis en détention dans la foulée du coup d'Etat avorté et des dizaines de médias fermés. La Turquie est 151e au classement mondial de la liberté de la presse dressé par l'ONG Reporters Sans Frontières en 2016, derrière le Tadjikistan et juste devant la République démocratique du Congo. 

13h15 ► Le Conseil de l'Europe et l'Autriche mettent en garde la Turquie contre le rétablissement de la peine de mort

Le Conseil de l'Europe a à nouveau mis en garde dimanche la Turquie contre le rétablissement de la peine de mort, rappelant qu'elle n'était pas compatible avec l'appartenance à l'organisation paneuropéenne. Le ministre autrichien des Affaires étrangères Sebastian Kurz a également prévenu la Turquie qu'une telle initiative "claquerait la porte au nez de l'Union Européenne".

"Appliquer la peine de mort est incompatible avec l'appartenance au Conseil de l'Europe" a rappelé sur Twitter le porte-parole du Conseil de l'Europe, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que le rétablissement de la peine capitale serait soumis au Parlement.

Le chef de la diplomatie autrichienne a pour sa part estimé que "la peine de mort est une forme de punition cruelle et inhumaine qui a été abolie à travers le monde et est en contradiction avec les valeurs européennes". "Ceux qui introduisent la peine de mort claqueront la porte au nez de l'UE", a ajouté le ministre, cité par l'Agence de presse autrichienne.

Les relations entre Ankara et Vienne se sont tendues l'été dernier, l'Autriche ayant suggéré que l'UE suspende les négociations d'adhésion de la Turquie en raison de l'ampleur des purges décrétées par le président Recep Tayyip Erdogan depuis le putsch avorté du 15 juillet.

Le Conseil de l'Europe, qui compte 47 membres dont la Turquie, avait déjà mis en garde Ankara contre la tentation de rétablir la peine de mort. "Les responsables politiques devraient défendre la Convention européenne des droits de l'Homme, qui exclut clairement la peine de mort" et que la Turquie a ratifiée, avait déclaré au mois d'août le secrétaire général de l'organisation, Thorbjørn Jagland.

Organisation paneuropéenne distincte de l'UE, le Conseil de l'Europe ne tolère en son sein que des pays qui ont aboli la peine capitale ou observent -comme c'est le cas en Russie- un moratoire.

30 octobre 09h47 ► Plus de 10.000 fonctionnaires supplémentaires limogés 

Les autorités turques ont limogé plus de 10.000 fonctionnaires supplémentaires dans le cadre des enquêtes ouvertes après la tentative de coup d'Etat en juillet, selon deux décrets, qui annoncent par ailleurs la fermeture d'une quinzaine de médias. Au total, 10.131 employés de l'Etat, notamment des ministères de l'Education, de la Justice et de la Santé, ont été limogés, selon ces décrets publiés samedi soir au Journal officiel, alors que de nombreux fonctionnaires ont déjà été touchés par des purges depuis le coup de force du 15 juillet.

Ces décrets annoncent par ailleurs la fermeture de 15 médias, prokurdes pour la plupart, et la suppression des élections de recteurs dans les universités, qui seront désormais choisis par le président Recep Tayyip Erdogan parmi des candidats sélectionnés par le Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK). Ces mesures sont prises dans le cadre de l'état d'urgence instauré après la tentative de putsch.

20h28 ► Erdogan passe à l'offensive sur la peine capitale

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que le rétablissement de la peine de mort, évoqué depuis la tentative de coup d'Etat, serait soumis au Parlement, malgré les critiques de l'Occident.

"Bientôt, bientôt, ne vous en faites pas. C'est pour bientôt, si Dieu le veut", a déclaré M. Erdogan lors de l'inauguration d'une gare dans la capitale turque, en réponse à la foule qui scandait "nous voulons la peine de mort" pour les auteurs du coup d'Etat manqué.

Notre gouvernement soumettra cela au Parlement. Et je suis convaincu que le Parlement l'approuvera et, quand cela arrivera devant moi, je le ratifierai

Dès le surlendemain du putsch avorté, le président Erdogan avait évoqué un possible rétablissement de la peine capitale afin d'éliminer "le virus" factieux au sein de l'Etat, provoquant l'indignation de l'Union européenne (UE) avec laquelle Ankara entretenait déjà des relations orageuses.

"Aucun pays ne peut adhérer à l'UE s'il introduit la peine de mort", avait prévenu en juillet la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à qui Erdogan rétorquait :

L'Occident dit ceci, l'Occident dit cela. Excusez-moi, mais ce qui compte, ce n'est pas ce que dit l'Occident, c'est ce que dit mon peuple

La peine de mort a été abolie en 2004 dans le cadre de la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'UE, et son rétablissement sonnerait le glas des négociations sur une adhésion de la Turquie. Les dirigeants turcs alternent le chaud et le froid sur la question, et un éventuel débat parlementaire sur la peine de mort s'annonce tumultueux, à un moment où le gouvernement espère rallier des élus de l'opposition pour réformer la Constitution afin d'instaurer un régime présidentiel.

29 octobre 12h37 ► La République de Turquie fête son anniversaire

Des millions de Turcs célèbrent le 93e anniversaire de la proclamation de la République, des commémorations marquées cette année par le putsch manqué et qui se déroulent sous la menace d'attentats. A Ankara, le président Recep Tayyip Erdogan a salué la "résistance héroïque" des Turcs qui sont descendus dans la rue le 15 juillet dernier pour s'opposer à une tentative de coup d'Etat militaire, dressant un parallèle avec la guerre d'indépendance (1919-1922) menée par Mustafa Kemal Atatürk, fondateur de la République, contre les puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale.

Plusieurs rassemblements et défilés sont prévus à travers le pays, notamment à Istanbul et Ankara, pavoisées pour l'occasion de drapeaux rouges, pour fêter la naissance de la République de Turquie sur les cendres de l'Empire ottoman, le 29 octobre 1923. Les célébrations se déroulent sous haute surveillance policière en raison d'un risque élevé d'attentat. La Turquie a été secouée depuis plus d'un an par une série d'attaques attribuées aux djihadistes ou liées au conflit kurde, qui ont fait des dizaines de tués.

Six personnes soupçonnées d'appartenir au groupe Etat islamique (EI) et six membres présumés du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été arrêtés samedi par la police à Ankara, a rapporté l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Le gouvernorat d'Ankara a interdit la semaine dernière tout rassemblement et manifestation dans la capitale jusqu'à la fin du mois de novembre, citant un "risque d'attentat". Face au tollé suscité par cette décision prise quelques jours avant la fête de la République, les autorités avaient consenti à délivrer des dérogations pour le 29 octobre.

Dans un message publié sur son site, l'ambassade des Etats-Unis en Turquie appelle les ressortissants américains à "éviter les rassemblements importants et être vigilants".

22h35 ► A Washington, le ministre turc de la Justice appelle à l'extradition de Gülen

Le ministre turc de la Justice Bekir Bozdag a assuré jeudi lors d'une visite à Washington qu'Ankara avait présenté suffisamment de preuves pour déclencher l'arrestation du prédicateur en exil aux Etats-Unis Fethullah Gülen. Bekir Bozdag a de nouveau demandé une extradition, au lendemain de sa rencontre avec la ministre américaine de la Justice Loretta Lynch mercredi.

Les autorités américaines étudient cette demande, a indiqué le ministère américain de la Justice, soulignant toutefois que tout dossier d'extradition "doit satisfaire aux normes en matières de preuves du pays auquel est adressée la demande". Jeudi, le ministre turc a indiqué aux journalistes qu'il avait envoyé trois dossiers contenant des informations supplémentaires demandées par les autorités américaines.

Ces nouveaux documents sont relatifs à une demande antérieure d'extradition qui évoquait le rôle présumé de M. Gülen dans la coordination d'activités "terroristes" en Turquie depuis son exil dans l'Etat américain de Pennsylvanie, et ce avant la tentative de putsch du 15 juillet.

Mais Ankara a également présenté une requête séparée le 10 septembre, demandant à ce que M. Gülen soit interpellé aux Etats-Unis dans l'attente d'une éventuelle extradition pour son rôle présumé dans le putsch, a précisé le ministre.

Dans notre demande de détention provisoire, nous avons inclus des preuves et informations plus que suffisantes sur le fait que la tentative de coup a été menée selon les instructions et la coordination du leader terroriste Fethullah Gülen. La Turquie ne peut pas accepter et nous ne pouvons pas comprendre le fait que l'assassin de 241 personnes, qui a aussi blessé quelque 2.194 personnes, agisse librement et mène une organisation terroriste librement depuis un pays ami et allié

Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, deux alliés de l'Otan, ont été éprouvées par le coup d'Etat manqué et les vains appels d'Ankara à une extradition de M. Gülen. Les autorités américaines soulignent que la décision appartient à la justice.

27 octobre 10h25 ► 73 pilotes visés par un mandat d'arrêt

Les autorités turques ont émis des mandats d'arrêt visant 73 pilotes de l'armée de l'air dans le cadre de l'enquête sur le putsch manqué, a rapporté l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu. Ces mandats ont été délivrés par le parquet de la ville de Konya (centre) dans le cadre d'une enquête qui s'étend sur 17 provinces, a précisé Anadolu, selon qui 45 de ces pilotes ont déjà été interpellés et placés en garde à vue. Les 73 pilotes sont notamment soupçonnés de "violation de la Constitution", "rébellion armée contre la République turque" et d'être "membres de l'organisation terroriste armée FETO/PDY", un acronyme créé par les autorités pour désigner le réseau de M. Gülen.

Plus de 35.000 personnes ont été arrêtées en Turquie dans le cadre des enquêtes ouvertes après le putsch manqué, selon les chiffres du gouvernement. Médias, magistrature, police, milieu pénitentiaire, armée, éducation : de nombreux secteurs sont concernés. L'ampleur des purges a suscité l'inquiétude d'ONG et de pays occidentaux, qui redoutent que l'état d'urgence instauré après le coup d'Etat manqué ne serve de prétexte au gouvernement pour étouffer toute voix d'opposition.

Les autorités turques affirment pour leur part que ces mesures d'exception sont nécessaires pour éliminer la menace séditieuse et rappellent que 241 personnes ont été tuées pendant la tentative de putsch.

Ankara réclame à Washington l'extradition de M. Gülen, qui vit en Pennsylvanie depuis 1999. Le ministre de la Justice Bekir Bozdag s'est rendu aux Etats-Unis mardi où il a rencontré son homologue Loretta Lynch.

11 octobre 12h36 ► Mandats d'arrêt contre 125 policiers de la préfecture de police d'Istanbul

Un tribunal d'Istanbul a émis des mandats d'arrêt contre 125 policiers de la préfecture de police d'Istanbul, dans l'enquête sur le putsch avorté du 15 juillet, a rapporté mardi l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Les 125 policiers, dont 30 commissaires, sont accusés d'avoir fait usage de la messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes. Ankara accuse le prédicateur Fethullah Gülen exilé aux Etats-Unis d'avoir fomenté la tentative de putsch de la mi-juillet, qui a fait plus de 270 morts et des milliers de blessés.

Les autorités turques ont lancé une vague de purges après la tentative de coup d'Etat pour chasser tous les sympathisants présumés de M. Gülen. Médias, magistrature, police, milieu pénitentiaire, armée, éducation... Tous les secteurs sont concernés par ces purges d'une ampleur inédite, dans lesquelles 32.000 personnes ont été arrêtées, selon un bilan annoncé fin septembre. Pas moins de 12.000 policiers ont été mis à pied dans le cadre de ces purges, avait annoncé la police le 4 octobre. 

8 octobre 10h59 ► Trois diplomates turcs demandent l'asile à l'Allemagne

Au moins trois diplomates turcs ont demandé l'asile en Allemagne après le coup d'État avorté du 15 juillet, ont rapporté samedi le quotidien Süddeutsche Zeitung et les chaînes de télévision NDR et WDR. Selon ces médias qui citent des sources gouvernementales, la Turquie a demandé le retrait des passeports diplomatiques de huit diplomates turcs en Allemagne, soupçonnés d'être des partisans du prédicateur Fethullah Gülen. Parmi eux, au moins trois, dont un attaché militaire, ont par la suite demandé l'asile.

L'Office fédéral allemand pour les réfugiés et la migration (BAMF) ne s'est pas encore prononcé sur ces demandes d'asile, précise la Süddeutsche Zeitung, qui y voit un nouveau test pour des relations germano-turques fragilisées ces derniers mois par plusieurs disputes.

Ankara a notamment interdit pendant des mois les visites de responsables allemands sur une base militaire de la Bundeswehr pour dénoncer une résolution de la chambre basse du parlement allemand reconnaissant le génocide des Arméniens par l'empire ottoman.

7 octobre 14h44 ► Des dizaines de milliers de dossiers contestataires de limogeages et mises à pied

Plus de 70.000 dossiers ont été déposés pour contester les mesures de limogeage ou de mises à pied prises dans la foulée du putsch avorté du 15 juillet, a annoncé vendredi le Premier ministre turc Binali Yildirim. Après que certaines personnes limogées, mises à pied, arrêtées ou mises en liberté, se soient senties injustement mises en cause, les autorités ont décidé de créer des commissions auprès desquelles les accusés peuvent désormais se tourner pour contester les décisions dont elles ont fait l'objet.

Dans ce cadre, le Premier ministre Binali Yildirim a indiqué dans un premier bilan qu'"il y a eu plus de 70.000 appels", sans autre précision. Les requêtes vont être minutieusement analysées, a-t-il assuré, précisant que la procédure allait "prendre du temps".

Tous les secteurs de la société sont concernés par cette purge inédite: police, armée, éducation, services de renseignement, ministères, magistrature, médias et sport.

Selon des informations de presse, les autorités prévoient en outre de construire 174 nouvelles prisons lors des cinq prochaines années pour augmenter de 100.000 places la capacité d'accueil des institutions carcérales du pays.

5 octobre 18h47 ► 500 nouveaux militaires suspendus 

La Turquie a suspendu plus de 500 nouveaux militaires soupçonnés de liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, rapportent mercredi les médias. Ces nouvelles suspensions ont été décidées dans le cadre de vastes purges menées par le pouvoir depuis la tentative de putsch pour débarrasser l'appareil sécuritaire et les administrations de toute influence de M. Gülen, qui vit depuis 1999 en exil aux Etats-Unis. Parmi les militaires suspendus figurent 113 personnels de la marine et 427 de l'armée de l'air, a indiqué le ministre de la Défense Fikri Isik, cité par les médias. Il a précisé que 368 d'entre eux étaient des officiers.

Les autorités turques avaient déjà démis de leurs fonctions 3.699 personnels militaires, selon le ministre. La moitié des généraux que comptait le pays ont été soit suspendus soit arrêtés.

4 octobre 08h19 ► Mise à pied de plus de 12.000 policiers dans l'enquête sur le putsch raté

Plus de 12.000 policiers ont été mis à pied dans le cadre de l'enquête sur le putsch raté de la mi-juillet en Turquie raison de leurs liens présumés avec le prédicateur musulman Fethullah Gulen accusé d'avoir ourdi la tentative de renversement du pouvoir, a annoncé la police mardi.

Sur les 12.801 policiers mis à pied, 2.523 sont des gradés, a annoncé la police dans un communiqué, trois mois et demi après le putsch manqué qui a été suivi d'une immense purge n'épargant aucun secteur de la société ni de l'administration turques.

2 octobre 12h19 ► le frère de Fethullah Gülen a été arrêté

La police turque a arrêté le frère de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat le 15 juillet, a annoncé dimanche l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Accusé d'être "membre d'une organisation armée terroriste", Kutbettin Gülen a été arrêté à Izmir (sur la côte égéenne), chez un de ses proches dans le district de Gaziemir, et placé en garde à vue, a ajouté l'agence Anadolu.

1er octobre 11h35 ► arrestation de fonctionnaires de l'une des plus ancienne université

Quinze fonctionnaires de la prestigieuse et historique université d'Izmir, dans l'ouest de la Turquie, ont été arrêtés, dans le cadre de l'enquête sur la tentative de putsch du 15 juillet, a rapporté samedi l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu. Au total, 23 personnes travaillant à l'université d'Ege - la quatrième plus grande université turque basée à Izmir - étaient sous le coup d'un mandat d'arrêt, 15 ont été arrêtées et huit autres étaient encore recherchées samedi matin. Certaines des personnes arrêtées sont des professeurs d'université, a précisé l'agence de presse Dogan.

La justice leur reproche d'avoir des liens avec l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé par les autorités turques d'avoir fomenté le putsch avorté du 15 juillet au cours duquel plus de 270 personnes ont été tuées et des milliers d'autres blessées.

Certains de ces 23 fonctionnaires sont également accusés d'avoir utilisé la messagerie cryptée Bylock, qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes.

28 septembre 09h53 ► Environ 32.000 personnes arrêtées dans l'enquête sur le putsch avorté

Environ 32.000 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat survenue le 15 juillet en Turquie, imputée par Ankara à l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, a indiqué mercredi le ministre de la Justice.

"Depuis le 15 juillet, des enquêtes sur quelque 70.000 personnes ont été ouvertes et environ 32.000 personnes ont été arrêtées", a déclaré le ministre turc Bekir Bozdag sur la chaîne de télévision NTV, précisant que "d'autres arrestations pourraient avoir lieu".

27 septembre 11h33 ► 87 membres des services de renseignement limogés

La Turquie a limogé 87 membres des services de renseignement turcs (MIT), pour des liens présumés avec la confrérie de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch avorté de mi-juillet, a rapporté mardi l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Au total, "87 membres ont été limogés sur les 141 personnels qui avaient été suspendus", a détaillé l'agence Anadolu précisant qu'"une enquête criminelle a été ouverte contre 52 d'entre eux" dans le cadre d'une purge lancée à la suite de la tentative de coup d'Etat du 15 juillet.

22 septembre 14h18 ► Le journaliste Ahmet Altan placé en détention au lendemain de sa remise en liberté

Le journaliste turc Ahmet Altan a été inculpé et incarcéré vendredi dans le cadre de l'enquête sur le putsch avorté de la mi-juillet, 24 heures à peine après sa libération conditionnelle sur ordre de justice. L'écrivain et ancien rédacteur en chef du journal Taraf est accusé d'être "membre d'une organisation terroriste", dans une allusion à la confrérie de l'ex-prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté la tentative de coup d'Etat, selon l'agence pro-gouvernementale Anadolu.

La justice lui reproche également d'avoir "tenté de renverser le gouvernement ou d'obstruer son travail", selon la même source.

Son frère, Mehmet Altan, un universitaire, avait été mis en examen et placé en détention dès jeudi pour les mêmes chefs d'accusation.
Les deux hommes sont accusés d'avoir prononcé des "messages subliminaux" la veille de la tentative de putsch. Ils avaient émis l'hypothèse qu'un coup d'Etat soit organisé, sans plus de commentaires, sur la chaîne de télévision Can Erzincan (jugée güleniste et fermée), au cours d'une émission dont l'animatrice, Nazli Ilicak, est aussi incarcérée depuis fin juillet.

12h37 ► Mandats d'arrêt contre 146 universitaires  soupçonnés de lien avec Gülen

Le parquet turc a lancé des mandats d'arrêt à l'encontre de 146 universitaires, principalement des villes d'Istanbul et de Konya (centre), pour liens supposés avec Fethullah Gülen, ont rapporté les médias locaux.

Ces mandats d'arrêt ont été émis à l'encontre de 84 universitaires, essentiellement de Konya, puis de 62 enseignants de l'Université d'Istanbul.

44 universitaires ont été placés en garde à vue dans la grande université d'Istanbul et 29 autres à Konya dans le cadre de cette opération menée dans 17 provinces du pays, précisent les agences de presse Anadolu et Dogan.

19 août, 10h22 ► Mandats d'arrêt contre 84 universitaires soupçonnés de liens avec Gülen

L'agence de presse Dogan rapporte que le parquet turc a lancé des mandats d'arrêt à l'encontre de 84 universitaires, principalement de la ville de Konya (centre), pour des liens supposés avec Fethullah Gülen, accusé d'être le cerveau du putsch avorté en Turquie.

29 suspects ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette opération menée dans 17 provinces du pays, précise l'agence.

La plupart des suspects travaillent cependant à l'Université Selçuk de Konya, dont l'ex-recteur, le professeur Hakki Gökbel, figure dans la liste des procureurs, ajoute Dogan.

11h59 ► Le parquet ordonne la saisie des biens de 187 proches de Gülen

Le parquet d'Istanbul a ordonné jeudi la saisie des biens de 187 hommes d'affaires recherchés et soupçonnés d'avoir des liens avec l'ex-imam Fethullah Gülen, accusé d'être le cerveau du putsch avorté en Turquie.

Lors d'une vaste opération de la police financière à Istanbul et dans d'autres villes, 60 suspects, dont des patrons de grandes entreprises, ont été placés en détention préventive, a rapporté l'agence de presse Dogan.

Parmi les hommes d'affaires visés par un mandat d'arrêt se trouve aussi le gendre du maire d'Istanbul, Kadir Topbas, membre influent du parti islamo-conservateur au pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, selon les médias.

18 août, 08h20 ► Opération de la police financière contre des proches de Gülen

La police financière turque a lancé tôt jeudi une vaste opération à Istanbul, coeur économique du pays, et dans d'autres provinces contre des entreprises soupçonnées d'avoir financé Fethullah Gülen, accusé d'être l'instigateur du putsch avorté, ont rapporté les médias locaux.

Les procureurs ont émis 187 mandats d'arrêt dans le cadre de cette opération, la deuxième depuis le début de la semaine, visant notamment des hommes d'affaires connus, a indiqué la chaîne d'information CNN-Türk.

17 août, 10h50 ►Libération de 38.000 prisonniers non impliqués dans le putsch raté

La Turquie va libérer  38.000 prisonniers condamnés pour des faits s'étant produits avant le 1er juillet, c'est à dire avant le putsch raté de la mi-juillet. Cette mesure annoncée par le ministre de la Justice Bekir Bozdag viserait à désengorger les prisons turques. La presse a fait état ces dernières semaines d'une situation critique: les prisons turques seraient surpeuplées en raison de la purge en cours.

La libération anticipée sous contrôle judiciaire "n'est pas une amnistie" et "concerne les crimes commis avant le 1er juillet", à l'exclusion des meurtres, actes de terrorisme, atteintes à la sécurité de l'Etat, violation de secrets d'Etat ou trafic de drogue, a annoncé le ministre dans une rafale de 19 messages sur Twitter.

"En conséquence de cette mesure, environ 38.000 personnes seront libérées de prison dans une première étape", a indiqué le ministre, laissant la porte ouverte à de nouvelles vagues de libérations anticipées.

La mesure exclut de fait toute personne incarcérée pour son implication dans le coup d'Etat raté du 15 juillet.

16 août, 12h18 ► Le parquet turc requiert deux peines de prison à vie contre Gülen selon l'agence de presse Anadolu

Le parquet turc a requis deux peines de prison à vie et une peine supplémentaire de 1.900 ans d'emprisonnement à l'encontre de l'ex-imam Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch avorté du 15 juillet. C'est ce que rapporte mardi l'agence de presse turque Anadolu.

Dans l'acte d'accusation long de 2.527 pages approuvé par les procureurs de la région d'Usak (ouest), le prédicateur de 75 ans, exilé aux Etats-Unis et dont Ankara réclame l'extradition, est accusé d'avoir "tenté de détruire l'ordre constitutionnel par la force" et "formé et dirigé un groupe terroriste armé".

15 août, 11h ►  La police perquisitionne quatre tribunaux d'Istanbul

La police turque a mené ce lundi des perquisitions dans quatre des plus importants tribunaux d'Istanbul. Elle recherchait 190 personnes soupçonnées de liens avec le coup d'Etat avorté du mois dernier contre le président Recep Tayyip Erdogan: juges, procureurs et employés de ces tribunaux.

Tous sont soupçonnés d'avoir des liens avec prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen accusé par Ankara d'être le cerveau du coup d'Etat manqué, ce que l'intéressé nie. Au total, 136 de ces procureurs et autres membres du personnel judiciaire ont pour le moment été arrêtés et sont interrogés par la police, selon l'agence de presse officielle Anadolu.

Les perquisitions ont eu lieu aux tribunaux de Caglayan, le principal d'Istanbul, ainsi que dans trois autres situés respectivement dans les quartiers de Gaziosmanpasa, de Bakirkoy et de Buyukcekmece.

Par ailleurs, l'ancien procureur général de la région de Erzurum (est) a été arrêté dimanche soir alors qu'il tentait de gagner la Syrie voisine. Ekrem Beyaztas a été interpellé par des gardes frontières au sud de la ville de Kilis, selon un responsable turc sous couvert d'anonymat.

D'après les chiffres officiels, plus de 35.000 personnes ont été arrêtées à ce jour dans le cadre d'une vaste purge menée depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet qui a fait 273 morts. 11.597 d'entre elles ont toutefois été libérées.

Le président turc a affirmé vouloir éradiquer le "virus" Gülen présent dans les institutions turques. Mais l'ampleur de la purge, qui a touché l'armée et la police mais aussi l'enseignement, les médias, la justice, a été vivement critiquée à l'étranger et dénoncée comme une chasse aux sorcières.

12 août, 12h16 ►La Turquie a reçu des "signes positifs" des États-Unis sur une extradition de Fethullah Gülen

La Turquie a reçu des "signes positifs" de la part des Etats-Unis sur sa demande d'extradition du prédicateur exilé Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être l'instigateur du coup d'Etat raté le mois dernier, a annoncé vendredi le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusolgu. 

"Des documents continuent d'être préparés (pour l'extradition) et nous avons commencé à recevoir des signes positifs des Etats-Unis en réponse à nos demandes", a déclaré sans autre précision le ministre lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif.

12 août, 12h06 ►32 diplomates turcs rappelés après le putsch râté ne sont pas rentrés en Turquie

Trente-deux diplomates en poste à l'étranger, rappelés en Turquie après le coup d'Etat manqué du 15 juillet, ne sont pas rentrés, a annoncé vendredi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusolgu. 

"Trente-deux des 208 diplomates rappelés en Turquie" après le soulèvement d'une faction de l'armée, "ne sont pas rentrés", a annoncé le chef de la diplomatie lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, précisant que certains s'étaient réfugiés dans d'autres pays.

12 août, 09h12 ► Un mandat d'arrêt a été émis contre l'ex-footballeur Hakan Sükür après le putsch râté

Un mandat d'arrêt a été émis en Turquie contre l'ex-star du football Hakan Sükür dans le cadre de la purge en cours contre les milieux proches du prédicateur Fethullah Gülen après le putsch avorté du mois dernier, a annoncé la presse. 

H. Sükür, ancien attaquant international et légende vivante dans un pays fou de football, a été accusé "d'être membre d'un groupe terroriste armé", en référence à l'organisation de l'ex-imam exilé aux Etats-Unis désigné par Ankara comme responsable du coup de force, a annoncé l'agence progouvernementale Anadolu. F. Gülen a démenti toute responsabilité dans le putsch avorté qui a secoué la Turquie le 15 juillet. 

Un mandat d'arrêt a également été émis contre son père, Selmt Sükür, par les procureurs de la province de Sakaray, à l'est d'Istanbul, a ajouté l'agence. Les propriétés de Sükür et de son père à Istanbul et Sakaray ont été perquisitionnées, a indiqué de son côté l'agence Dogan. 

L'ex-footballeur, qui n'a jamais caché sa sympathie pour Gülen, avait quitté la Turquie avec sa famille l'an dernier pour s'installer en Californie après une procédure pénale pour "insulte" contre le président turc Recep Tayyip Erdogan.

9 août, 09h40 ►"Les Européens pensent que tout tourne autour de l'Europe", estime l'ambassadeur de la Turquie

"Beaucoup de pays se considèrent comme les apôtres de la démocratie, mais aucun n'est venu visiter l'Assemblée nationale qui a été bombardée par nos F-16", s'est indigné  Hakki Akil, ambassadeur de la Turquie en France sur le plateau de CNews.

L'ambassadeur de la Turquie en France a dénoncé le timide soutien occidental à Recep Tayyip Erdogan et le fait qu'aucun pays européen n'avait envoyé de délégations pour visiter l'Assemblée nationale turque bombardée après le coup d'Etat militaire du 15 juillet.

Regardez l'interview en intégralité >>  http://bit.ly/ambassadeur-turquie

8 août, 16h35 ► 216 militaires, dont neuf généraux, toujours en fuite selon le gouvernement

Au total 216 soldats, dont neuf généraux, sont toujours en fuite et recherchés par les autorités plus de trois semaines après la tentative avortée de putsch en Turquie. C'est ce qu'a annoncé lundi le porte-parole du gouvernement, Numan Kurtulmus.

"186 membres des forces armées et 30 personnels de la gendarmerie sont en fuite. Parmi eux se trouvent neuf généraux", a-t-il dit au terme d'un conseil des ministres.

Jusqu'ici la purge, menée dans une Turquie sous état d'urgence, a touché de plein fouet l'armée -- qui a vu le limogeage de près de la moitié de ses généraux --, la justice, l'éducation et la presse.

"Cette tentative avait pour but de provoquer une guerre civile en Turquie afin d'ouvrir la voie à une occupation du pays", a affirmé le porte-parole, sans fournir de précisions.

M. Kurtulmus a par ailleurs indiqué que 10 ressortissants étrangers avaient fait l'objet de procédures judiciaires après le putsch avorté, dont neuf qui sont soupçonnés d'avoir des liens avec FETO (acronyme forgé par Ankara pour le réseau güleniste)

"Quatre d'entre eux ont été inculpés, l'un a été libéré, un autre est en fuite et trois autres sont toujours en détention", a-t-il dit, sans préciser leur nationalité.

D'autre part, les trois millions de fonctionnaires qui avaient été rappelés à regagner leur poste après le 15 juillet pourront repartir en congé annuel, a ajouté M. Kurtulmus.

7 août, 20h12 ►Erdogan évoque un possible rétablissement de la peine de mort

Le président Recep Tayyip Erdogan a de nouveau évoqué dimanche un possible rétablissement de la peine de mort en Turquie "si le peuple (le) veut", devant des centaines de milliers de Turcs qui manifestaient pour la démocratie à Istanbul après le putsch raté.

"Si le peuple veut la peine de mort, les partis suivront sa volonté", a dit M. Erdogan devant des sympathisants qui scandaient "peine de mort" et en ajoutant : "la plupart des pays appliquent la peine de mort".

6 août, 15h50 ► Les Etats-Unis n'ont joué aucun rôle dans le putsch raté, "un point c'est tout"

L'ambassadeur des Etats-Unis a de nouveau affirmé que son pays n'avait joué aucun rôle dans le coup d'Etat raté en Turquie, ne cachant pas son exaspération face aux accusations persistantes contre Washington, ont rapporté les médias.

L'ambassadeur John Bass a expliqué:

Je veux juste dire à nouveau, comme je l'ai déjà fait et comme Washington l'a déjà fait, que le gouvernement américain n'a ni planifié, dirigé, soutenu ni eu une connaissance préalable d'aucune des activités illégales qui se sont produites dans la nuit du 15 au 16 juillet, un point c'est tout. (...) Franchement si nous (en) avions eu connaissance nous aurions informé le gouvernement turc immédiatement.

Et d'ajouter: "celui qui pense que d'une manière ou d'une autre les Etats-Unis retirent un avantage à voir la Turquie divisée et déstabilisée fait à mon avis une lecture profondément erronée de l'Histoire".

5 août, 19h39 ► Une ressortissante allemande détenue en Turquie pour des liens avec Gülen

Une Allemande est détenue depuis plusieurs jours en Turquie en raison de liens supposés avec le mouvement de Fethullah Gülen, le prédicateur accusé d'être le cerveau du coup d'Etat manqué, a indiqué vendredi la diplomatie allemande, confirmant des informations de presse.

Selon le quotidien Sueddeutsche Zeitung, la femme "a été arrêtée il y a plusieurs jours car des livres ont été trouvés chez elle qui indiqueraient des contacts avec ou une appartenance au mouvement de Gülen". Le ministère allemand des Affaires étrangères a, sans fournir de précisions, confirmé à l'AFP la véracité des informations du journal.

Le quotidien a indiqué n'avoir aucune information sur l'identité de la ressortissante allemande, et ne donne aucun détail sur le lieu de son arrestation. Le quotidien n'était pas non plus en mesure de dire s'il s'agissait d'une résidente en Turquie, ni s'il pouvait s'agir d'une binationale.

"L'ambassade allemande à Ankara s'efforce d'établir depuis des jours un contact avec cette femme, sans succès jusqu'à présent", écrit le journal.

5 août, 19h09 ► Pas "l'ombre d'une preuve" pour extrader Gülen

Le prédicateur turc Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et accusé par Ankara d'être derrière le coup d'Etat avorté du 15 juillet, ne sera pas extradé car il n'y a pas "l'ombre d'une preuve" contre lui, a affirmé vendredi un de ses avocats américains.

"Nous n'avons pas vu la moindre preuve, directe ou indirecte, qui résisterait de manière convaincante à un examen des faits, l'ombre d'une preuve (...) impliquant M. Gülen", a défendu son avocat Reid Weingarten lors d'une conférence de presse à Washington.

Fethullah Gülen, âgé de 75 ans, vit en exil depuis 1999 en Pennsylvanie (est) et est la bête noire du président turc Recep Tayyip Erdogan qui réclame à Washington son extradition.

5 août, 18h21 ► Le parti d'Erdogan étend la purge jusque dans ses rangs après le putsch raté

Le parti de la Justice et du développement (AKP) a ordonné que ses rangs soient "nettoyés" des sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen accusé d'être derrière le coup d'Etat depuis son exil en Pennsylvanie, a annoncé l'agence progouvernementale Anatolie.

L'AKP va ainsi être également touché par la traque implacable menée depuis le coup d'Etat raté du 15 juillet et qui s'est soldé par au moins 60.000 limogeages, arrestations et gardes à vue - surtout dans l'armée, la justice, la presse et l'éducation.

Signée par le numéro deux du parti, Hayati Yazici, une circulaire de l'AKP "ordonne l'urgent nettoyage de l'organisation du parti", afin d'en éliminer ceux qui sont liés à l'organisation terroriste Fethullah". Cette appellation a été forgée par Ankara pour désigner les "gülénistes", accusés d'avoir noyauté les institutions et la société turques en créant un "Etat parallèle".

5 août, 08h25 ► Fethullah Gülen dénonce "l'autoritarisme" d'Erdogan

Le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, visé par un mandat d'arrêt d'Ankara l'accusant 'être le cerveau du coup d'Etat manqué, a dénoncé vendredi l'absence d'indépendance de la justice turque, aux ordres du pouvoir.

"Il est établi que le système judiciaire turc n'est pas indépendant, donc ce mandat d'arrêt est encore un exemple de la tendance du président Erdogan à l'autoritarisme et à s'éloigner de la démocratie", a déclaré M. Gulen dans un court communiqué. 

3 août, 18h38 ► Le Secrétaire général du Conseil de l'Europe approuve le "nettoyage" post-coup d'Etat

Crédits photo EurasiaDiary

Le Secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland a reconnu mercredi en Turquie "le besoin de nettoyer" les institutions de ce pays après la tentative de coup d'Etat.

Thorbjorn Jagland est le premier responsable européen à apporter son soutien à Ankara dans  la vaste purge en cours. Il a toutefois rappelé la nécessité de respecter l'Etat de droit, alors qu'a lieu une traque implacable des sympathisants du prédicateur Fethullah Gülen, en exil aux Etats-Unis, accusé d'être derrière le putsch avorté.

"Je voudrais dire qu'il y a eu trop peu de compréhension de la part de l'Europe au sujet des défis que cela (le putsch ra

Article rédigé par la rédaction de CNews avec AFP - Des soldats turcs au square de Taksim lors d'une manifestation contre le coup d'Etat à Istanbul le 16 juillet 2016 (AFP/OZAN KOSE)