Monde – Publié le 18 juin à 23:25 – Mis à jour le 19 juin 2017 à 13:59

Mali : attaque djihadiste près de Bamako

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Une attaque djihadiste contre un lieu de villégiature proche de Bamako fréquenté par des étrangers a fait deux morts dimanche, dont une Franco-Gabonaise. Une trentaine d'otages ont été libérés lors de ce premier attentat anti-occidental depuis 2016 dans la capitale malienne.

Des hommes armés ont attaqué dimanche au Mali un lieu de villégiature proche de Bamako, faisant au moins deux morts dont une Franco-Gabonaise, ont rapporté les autorités. Une trentaine de civils, dont treize Français, ont pu être secourus. Quatre assaillants ont été abattus.

Des assaillants armés, dont le nombre n'a pas été précisé, ont pris d'assaut «Le campement Kangaba», un complexe touristique à l'est de la capitale malienne, où des ressortissants étrangers ont l'habitude de passer le week-end.

«C'est une attaque djihadiste. Les forces spéciales maliennes sont intervenues», a déclaré le ministre malien de la sécurité, Salif Traoré. Elles ont été appuyées dans leur assaut par les militaires de l'opération française antidjihadiste Barkhane et de la mission de l'ONU (MINUSMA).

Après de longues heures de traque, «nous avons récupéré les corps de deux assaillants abattus», a déclaré le ministre à la presse. Il a ajouté que pour «deux autres», les troupes étaient «en train de ratisser pour retrouver les corps», sans préciser s'il en restait encore en fuite.

«Nous avons pu extraire ou exfiltrer près de 36 clients ou travailleurs du campement», a-t-il ajouté, dont une quinzaine de Français et environ autant de Maliens. Une cliente franco-gabonaise est décédée à l'hôpital, et une autre personne, en cours d'identification, a été tuée, selon le ministère.

Parmi les personnes évacuées, dont plusieurs se trouvaient en maillot de bain, certaines ont affirmé que les assaillants avaient crié «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand). Un témoin a expliqué aux journalistes avoir vu arriver un homme à moto qui a ensuite commencé à tirer sur la foule, puis «deux ou trois personnes» venues avec un autre véhicule.

Des riverains ont dit avoir entendu dans l'après-midi des coups de feu en provenance du lieu attaqué. Une fumée s'élevait au-dessus du site, a constaté un journaliste de l'AFP.

Article rédigé par la rédaction web CNews