Présidentielle : à J-26 du premier tour

Après un bref retour sur le terrain social avec la hausse du chômage, l'affaire Merah a de nouveau alimenté la campagne mardi, du fait de la menace de plainte contre la France évoquée auprès de l'AFP par le père du septuple tueur au scooter et de l'hypothèse d'une diffusion des images des tueries.[AFP]

Après un bref retour sur le terrain social avec la hausse du chômage, l'affaire Merah a de nouveau alimenté la campagne mardi, du fait de la menace de plainte contre la France évoquée auprès de l'AFP par le père du septuple tueur au scooter et de l'hypothèse d'une diffusion des images des tueries.

LE FAIT DU JOUR

Si le pouvoir d'achat et le chômage sont les thèmes qui pèseront le plus dans le vote selon un sondage BVA, l'affaire Mohamed Merah est revenue sur le devant de la scène. A l'Elysée, Nicolas Sarkozy a rendu hommage aux acteurs de son dénouement, et les a défendus face aux critiques. Le président a aussi marqué son "indignation" face à la menace du père de Mohamed Merah de porter plainte contre la France. Le candidat du PS François Hollande a également jugé que le père n'avait "qu'une chose à faire, c'était se taire". Seul Pierre Laurent (PCF), soutien de Jean-Luc Mélenchon, a dit qu'on pouvait "peut-être comprendre (sa) détresse".

Même quasi-unanimité sur la perspective d'une diffusion des tueries par Al-Jazeera. Comme Nicolas Sarkozy, François Hollande a estimé qu'une telle initiative "serait extrêmement grave". Puis le chef de l'Etat s'est félicité du renoncement de la chaîne qatarie. "Si elle devait être détournée par des télévisions appartenant ou proches d'organisations propageant des idées terroristes, nous n'hésiterons pas à faire ce qu'il faut pour empêcher la diffusion du signal", a-t-il encore prévenu.

LES PHRASES DU JOUR

- "C'est de la tristesse que chacun ressent pour Dominique Strauss-Kahn qui a été à nos côtés, pendant si longtemps, un acteur important de la vie politique. Maintenant c'est à la justice de faire son travail" (le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, qui fut proche de DSK)

- "Les amis encombrants de nos ennemis ne sont pas nos amis" (Bernard Cazeneuve, porte-parole de M. Hollande, commentant le "soutien" de l'homme d'affaires Ziad Takieddine)

- "Je sème, on récoltera dans dix ans, dans cinq ans. Pour moi, c'est ce qui est important, les idées avancent" (Eva Joly, candidat EELV)

- "Ah, tout est possible!" (Valérie Pécresse, s'agissant d'une nomination de François Bayrou à Matignon en cas de réélection de Nicolas Sarkozy)

LE SONDAGE DU JOUR

Désaccord (hors marge d'erreur) entre Ifop et Ipsos sur l'ordre d'arrivée le 22 avril: Nicolas Sarkozy est donné en tête par le premier (28,5% contre 27% à François Hollande) quand le candidat PS occupe la pole pour le second (28% contre 27,5% au président sortant). En revanche, les instituts s'accordent sur le second tour: 54% pour M. Hollande, 46% pour M. Sarkozy.

LES COULISSES

- Seuls cinq candidats (Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan) ont répondu à une questionnaire adressé par l'Automobile Club Association. Il apparaît qu'ils sont tous attachés à la voiture individuelle, y compris Mme Joly (EELV), qui appelle toutefois à oeuvrer au "développement des modes alternatifs" de transport.

- François Fillon a effectué son dernier déplacement de chef de gouvernement à l'étranger, à Séoul, pour le sommet sur le nucléaire. "Vous savez, quand une vie se termine, une autre commence", a-t-il réagi au micro d'Europe 1. "Très zen (...), en quoi le Premier ministre va-t-il se réincarner? Je ne sais pas mais Fillon-Bouddha, même combat!", a commenté un journaliste de la radio généraliste.

LE BUZZ

- "Malhonnête", "inconvenant", "impoli", "grossier", "honteux", "caricatural": après avoir vu rouge lors d'un débat sur France 3, Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, est cette fois sorti de ses gonds face à l'écrivain Marie Darrieussecq, chroniqueuse de France Culture, qui avait raillé le discours de Dakar. Sur la vidéo, on voit M. Guaino, manifestement agacé, attendre avec impatience de prendre la parole. S'ensuit un échange musclé de plus de trois minutes. "Ces citations, je les assume tout à fait", répète Henri Guaino, l'oeil noir à destination de son interlocutrice, qui cogne à son tour: "si vous lisiez un petit peu le Césaire de l'anticolonialisme, vous ne tiendriez pas des poncifs tenus en 1950 par les colonialistes eux-mêmes". "Si j'avais su, je ne serais pas venu", lâche la "plume" du chef de l'Etat.

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