Joly "tient le cap" mais fait son mea culpa

Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a dit mercredi "tenir le cap" de sa campagne, lors d'une visite sur le bassin d'Arcachon, faisant au passage un début de mea culpa sur sa capacité à rendre audible les thématiques écologiques.[AFP/Archives]

Eva Joly, candidate d'EELV à la présidentielle, a dit mercredi "tenir le cap" de sa campagne, lors d'une visite sur le bassin d'Arcachon, faisant au passage un début de mea culpa sur sa capacité à rendre audible les thématiques écologiques.

"Je tiens le cap de ma campagne, je tiendrai la barre", a-t-elle assuré aux nombreux journalistes présents, après une balade à bord d'une pinasse -embarcation typique du bassin- entre Gujan-Mestras et La Teste-de-Buch, avant de déguster quelques huîtres avec du vin blanc.

Parlant de la sécheresse en Gironde, de la "catastrophe écologique sur le bassin" avec "la pression démographique et immobilière", et des difficultés des pêcheurs et ostréiculteurs dans ce contexte, elle a estimé qu'il était "difficile de faire entendre les objectifs de long terme" que porte l'écologie politique. "Le chemin est long pour faire comprendre" les thématiques écologiques, a-t-elle dit.

Et, "lorsque je vois dans les sondages que le pouvoir d'achat est la première préoccupation (des Français) et l'écologie la dernière, je me dis que j'ai été très mauvaise et que je n'ai pas réussi à faire comprendre" les enjeux écologiques alors que les solutions écologistes peuvent permettre d'améliorer le pouvoir d'achat, a-t-elle avoué.

Mais, "le vote courageux et juste, c'est le vote écologiste et donc le vote pour moi", a-t-elle souligné.

A son côté, Noël Mamère, qui avait à la mi-mars descendu en flèche la candidature de Mme Joly en raison des sondages (1-3%), a aussi appelé "à ne pas renoncer à expliciter la complexité du monde même dans une campagne présidentielle qui simplifie tout".

En début de matinée, les deux écologistes s'étaient retrouvés pour la première fois depuis les critiques du député-maire de Bègles (Gironde), se faisant une bise devant les caméras et photographes, avant d'échanger sur les huîtres et le beau soleil girondin.

"C'était un moment de découragement, j'aurais pu m'en dispenser", a concédé devant des journalistes M. Mamère, jugeant que Mme Joly était "vachement courageuse" car la campagne est "vachement difficile".

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