Philippe Vasseur: faire de la compétitivité une priorité

Philippe Vasseur, président de la Chambre de commerce et d'industrie de la région Nord/Pas-de-Calais, estime que le prochain président de la République devra rassembler une société disloquée et faire de la compétitivité, en lien avec l'emploi et le pouvoir d'achat, une priorité.[AFP/Archives]

Philippe Vasseur, président de la Chambre de commerce et d'industrie de la région Nord/Pas-de-Calais, estime que le prochain président de la République devra rassembler une société disloquée et faire de la compétitivité, en lien avec l'emploi et le pouvoir d'achat, une priorité.

Successivement journaliste, homme politique, banquier, il a été ministre de l'Agriculture en 1995 pendant la crise de la vache folle, avant de quitter la vie politique quatre ans plus tard.

Q: Qu'attendez-vous du président après son élection ?

R: On va sortir d'une période d'affrontement, et on est dans une période où on ne peut pas se permettre ce genre de fantaisie compte tenu de la situation économique et financière.

Donc, la première chose que j'attends, c'est qu'il exprime fortement une volonté de rassembler.

Une vraie attitude de rassembleur, ça nécessite du courage. Qu'il soit capable de dire non, y compris à ses propres amis.

Q: Que devra-t-il faire en premier ?

R: Il devrait commencer par faire un "Grenelle" de la compétitivité économique et sociale, c'est à dire de la compétitivité économique, de l'emploi et du pouvoir d'achat : il ne faut pas séparer les trois.

L'avantage d'un tel "Grenelle", c'est de pouvoir réunir la plus large représentation possible des partenaires. Cela veut dire aussi qu'on redonne de la chair et du poids aux corps intermédiaires, qui semblent un peu malmenés.

Q: Ce qu'il ne devra surtout pas faire ?

R: Céder à l'euphorie de la victoire.

On n'est plus dans une situation qui peut permettre l'arrogance de la victoire. On voit bien d'ailleurs que ça exaspère. Et puis ça voudrait dire aussi se laisser aller à la fuite en avant.

Aujourd'hui, elle n'est pas possible car on est au bord du gouffre. Il y a des questions qui se posent sur le déficit budgétaire, sur la dette, et donc il faudra éviter de distribuer des primes d'élection.

Ce n'est pas simple, ce qui attend notre futur président. On aurait pu attendre d'une campagne électorale qu'elle soit un moment de pédagogie, on constate qu'il n'en est rien.

Propos recueillis par Marine LAOUCHEZ

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