Présidentielle: à J-20 du premier tour

Lundi, tout le monde a parlé de lui: Jean-Luc Mélenchon s'est installé au centre de la campagne, critiqué à la fois par la droite et l'extrême gauche, au lendemain d'un sondage - un seul pour le moment - lui attribuant 15% des intentions de vote au 1er tour et le deuxième lui accordant la 3e place.[AFP/Archives]

Lundi, tout le monde a parlé de lui: Jean-Luc Mélenchon s'est installé au centre de la campagne, critiqué à la fois par la droite et l'extrême gauche, au lendemain d'un sondage - un seul pour le moment - lui attribuant 15% des intentions de vote au 1er tour et le deuxième lui accordant la 3e place.

LE FAIT DU JOUR

A l'orée d'une semaine où il va tenir trois meetings, dont un en plein air à Toulouse, les attaques se multiplient contre le candidat du Front de gauche, toutefois plutôt épargné par François Hollande et son équipe, qui comptent sur ses électeurs au 2e tour.

Après Laurence Parisot (Medef) qui a vu dimanche en lui "l'héritier d'une forme de Terreur", Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy, a affirmé: "Jean-Luc Mélenchon promet la faillite, en fait il nous promet la Grèce et l'Espagne". Mais il a à ses yeux le mérite de "montrer en creux tous les défauts de François Hollande" qui "n'a pas de dynamique, pas d'identité".

François Bayrou aussi y est allé de sa petite phrase: "Hollande est sous l'influence de Mélenchon, Sarkozy est sous l'influence de Le Pen".

Attaques ironiques, à l'extrême gauche cette fois, Olivier Besancenot pressant M. Mélenchon de dire "s'il en sera ou pas" de ce front d'opposition à la gauche au pouvoir qu'il faudra selon lui créer en cas de victoire de François Hollande.

Les socialistes, en revanche, ménagent M. Mélenchon: "il faut respecter les forces de gauche", a répondu Pierre Moscovici à Laurence Parisot.

LES PHRASES DU JOUR

- "Il y aura une abstention, parce que les gens en ont ras-le-bol. Il y a un écoeurement de la politique, à juste titre" (Philippe Poutou, candidat du Nouveau parti anticapitaliste, NPA).

- "L'arrivée de la gauche au pouvoir serait une catastrophe. Surtout dans la situation économique actuelle" (Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, neveu de l'ex-président).

- Les "permanents de la CFDT" chez ArcelorMittal à Florange "trahissent la confiance des salariés. Ils sont venus m'insulter et essayer de casser mon siège de campagne" (Nicolas Sarkozy, dans un entretien à trois quotidiens de l'est de la France).

- "Le président-candidat est en train de perdre pied (...) Ces attaques reviennent à cracher sur le monde ouvrier" (Edouard Martin, responsable CFDT à l'aciérie de Florange).

- "Je ne sais plus quoi faire, avec le sentiment affreux que tout ce que j'ai dit, je l'ai dit mille fois (...) Ma colère, ma rage, c'est que les grandes formations politiques sont d'une stupidité absolue" sur la question-clé de l'avenir de la planète (Nicolas Hulot).

LE SONDAGE DU JOUR

Plus de huit Français sur dix (82%) sont "attachés au modèle social français" et 90% voient comme une "chance de disposer d'une protection sociale plus forte que dans les autres pays", selon un sondage Harris Interactive pour Liaisons sociales Magazine publié lundi.

LES COULISSES

Eva Joly pourra-t-elle maintenir ses interventions audiovisuelles prévues ces prochains jours, sa chute dans un escalier à la sortie du cinéma lui ayant légèrement endommagé le visage ? La candidate d'EELV souffre de "plusieurs hématomes superficiels du visage et de la paupière droite", selon un communiqué des Hôpitaux de Paris publié après son admission à l'hôpital Cochin. "Ca peut provoquer un bleu, donc on verra les choses avec elle", a dit Cécile Duflot, numéro un d'EELV.

LE BUZZ

L'accident d'Eva Joly, contrainte à interrompre sa campagne lundi, a suscité maintes réactions sur le web, empruntant le plus souvent au registre de la compassion. "Je ne suis pas pour ses idées, mais je lui souhaite un prompt rétablissement, car devant l'accident ou la maladie, l'on ne peut rester indifférent. Bon courage", a commenté un internaute.

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